Rich Larson

BIOGRAPHIE

Rich Larson est né en 1992 à Galmi au Niger. Il a étudié au Canada puis à Rhode Island, a travaillé en Espagne et vit actuellement à Ottawa, au Canada.

En dehors de l’écriture, il aime le football, le basketball, les langues étrangères, les voyages, le dessin et le billard.

Sa première publication remonte à 2011 et il est également l'auteur de textes de littérateure générale et de poèmes.

Source principale : site personnel de Rich Larson (consulté en septembre 2019)

UNIVERS

- The Violet Wars (SF, jeunesse ?)

Un jour, un gigantesque vaisseau extraterrestre fait son apparition au-dessus de la cité l'isolant du reste du monde. Les adultes sont rendus impuissants par des sortes de parasites implantés à la base de leur cou qui leur donne l'illusion de continuer à mener leur existence habituelle, alors que leurs corps n'ont pas plus d'autonomie que des marionnettes.

Les enfants sont parqués dans des entrepôts mais les parasites ont pour effet secondaire de leur donner des pouvoirs quasi-magiques. Ceux qui parviennent à s'échapper sont poursuivis par des copies de leurs mères. Parmi ceux-ci , un groupe d'enfants occupe un théâtre qu'ils ont baptisé le Pays de Nulle Part en référence à Peter Pan. Eux-mêmes se surnomment les Enfants Perdus comme dans le roman de J. M. Barrie. Violet, une adolescente trans, joue plus ou moins le rôle d’une Wendy badass dans ce groupe dont le chef est Wyatt, charismatique mais un peu dingue comme Peter Pan lui-même. (d'après Gary K. Wolfe, Locus, juillet 2018)

ROMANS

R.01 Devolution (cyberpunk), ???

* Prix Amazon Breakthrough Novel 2011 : finaliste

R.02 Annex (univers The Violet Wars), Orbit, juillet 2018

"At first it is a nightmare. When the invaders arrive, the world as they know it is destroyed. Their friends are kidnapped. Their families are changed.

Then it is a dream. With no adults left to run things, Violet and the others who have escaped capture are truly free for the first time. They can do whatever they want to do. They can be whoever they want to be.

But the invaders won't leave them alone for long..." (Présentation de l'éditeur)

* Prix BSFA 2018 : nomination préliminaire (meilleur roman)

* Prix Locus 2019 : 10e place (meilleur premier roman)

* Prix Sunburst 2019 : finaliste (fiction adulte)

R.03 Cypher (univers The Violet Wars), Orbit, annoncé pour septembre 2020

"The gripping sequel to Rich Larson's beautiful and gut-wrenching debut Annex about two outsiders surviving, fighting back, and finding family at the end of the world.

The invasion is over, but not all the aliens are gone. As the outside world learns what happened to the city, Violet and Bo struggle to keep their ally Gloom hidden from prying eyes.

Those in power believe he is the key to unlocking the invaders' technology, and will stop at nothing to capture him.

All the while, the invasion's survivors are being drawn to a mysterious anomaly that might be their destruction -- or their salvation from an even greater threat." (Présentation sur Goodreads)

RECUEILS DE NOUVELLES

2012 Datafall: Collective Speculative Fiction, (7 nouvelles), août 2012

Contient : Every So Often ; Memory Cathedrals ; Loopholes ; Back So Soon ; Factory Man ; Datafall

2018 Tomorrow Factory, Talos Press, octobre 2018

Contient : Introduction by James Patrick Kelly ; All that Robot Shit ; Atrophy ; Every So Often ; Ghost Girl ; The Sky Didn’t Load Today ; You Make Pattaya ; Extraction Request ; Meshed ; The Ghost Ship Anastasia ; Chronology of Heartbreak ; Dreaming Drones ; Let’s Take This Viral ; Brute ; Your Own Way Back ; I Went to the Asteroid to Bury You ; Capricorn ; Edited ; Circuits ; Razzibot ; Datafall ; Motherfucking Retroparty Freestyle ; An Evening with Severyn Grimes ; Innumerable Glimmering Lights

2020 (France uniquement) La Fabrique des lendemains, recueil composé par Ellen Herzfeld & Dominique Martel, traductions par Pierre-Paul Durastanti, Le Bélial’, collection Quarante-Deux, octobre 2020

Contient : Ellen Herzfeld & Dominique Martel, Le Temps des grandes claustrations, préface ; Indolore (Painless) ; Circuits (Circuits) ; Chute de données (Datafall) ; Toutes ces merdes de robot (All That Robot ... / All That Robot Shit) ; Carnivores (Carnivores) ; Une soirée en compagnie de Severyn Grimes (An Evening with Severyn Grimes) ; L'Usine à sommeil (Sleep Factory) ; Porque el girasol se llama el girasol (Porque el Girasol Se Llama el Girasol) ; Surenchère (Bidding War) ; Don Juan 2.0 (Don Juan 2.0) ; La Brute (Brute) ; Tu peux me surveiller mes affaires ? (Can You Watch My Stuff) ; Rentrer par tes propres moyens (Your Own Way Back) ; De viande, de sel et d’étincelles (Meat and Salt and Sparks) ; Six mois d’océan (Six Month Ocean) ; L'Homme vert s’en vient (The Green Man Cometh) ; En cas de désastre sur la Lune (In Event of Moon Disaster) ; Il y avait des oliviers (There Used to Be Olive Trees) ; Veille de Contagion à la Maison Noctambule (Contagion's Eve at the House Noctambulous) ; Innombrables Lueurs Scintillantes (Innumerable Glimmering Lights) ; Un rhume de tête (Facebug) ; La Jouer endo (Going Endo) ; On le rend viral (Let's Take This Viral) ; J’ai choisi l’astéroïde pour t’enterrer (I Went to the Asteroid to Bury You) ; Corrigé (Edited) ; Si ça se trouve, certaines de ces étoiles ont déjà disparu (Some of These Stars Might Already Be Gone) ; La Digue (Seawall) ; Faire du manège (Carouseling) ; Alain Sprauel, Bibliographie des œuvres de Rich(ard) Larson (1992-)

L'avis d'Apophys (consulté en octobre 2020)

CHAPBOOKS

2017 Dark Warm Heart (nouvelle, horreur), Tor.com, avril 2017

Traduction : Sombre Coeur chaud, traduit par Émilie Laramée, Solaris #209, janvier 2019

Parution simultanée dans Tor.com

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Kristine trouve que, décidément, Noël se conduit bizarrement depuis son retour d'un voyage d'études dans le Grand Nord. Il y a plusieurs semaines, il l'a appelée de l'hôpital où on le soignait pour de graves gelures à cause d'une panne de Ski-Doo qui l’a obligé à gagner le village à pieds et qui a failli le faire mourir de froid. Dans son délire, il affirmait avoir vu un vieil homme nu, décharné, plus haut que les arbres et dépourvu de visage sinon un grand trou à la place de la bouche.

Depuis, Noël ne mange plus, laisse porte et fenêtres ouvertes alors que la température approche trente degrés au-dessous de zéro et laisse des traces de morsures sur les bras de Kristine quand ils font l’amour. Il paraît obsédé par les retranscriptions de ses interviews. Voyant l’inquiétude de sa femme, il lui demande une semaine pour achever son travail. Kristine accepte. (P.C.)

L'avis de FeydRautha (consulté en février 2020)

L'avis de Gromovar (consulté en février 2020)

Repris dans l'anthologie The Best Horror of the Year: Volume Ten, ed. Ellen Datlow, juin 2018

2018 Our King and his Court (SF), Tor.com, mars 2018

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Publication simultanée dans Tor.com, mars 2018

Scipio, le tueur qu’on surnomme El Cuervo, revient auprès de son chef, El Tirano, un ancien baron de la drogue devenu le maître absolu, après la chute du gouvernement et l’effondrement du pays sous les effets du dérèglement climatique et des bombardements orbitaux Il lui ramène son fils Mateo qui a été kidnappé, mais une rencontre et diverses révélations ont fat de Scipio un autre homme. (P.C.)

2018 Meat and Salt and Sparks (nouvelle, SF), Tor.com, juin 2018

Traduction : De viande, de sel et d’étincelles, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique de demain, octobre 2020

Lien Internet

Parution simultanée chez Tor.com.

Une enquête est confiée à deux policiers, Huxley et Cu, une femelle chimpanzé, seule survivante d’un programme d’amélioration à l’issue duquel on lui a reconnu le statut de personne en plus d’une forte indemnité. Une femme a tué un homme qu’elle ne connaissait apparemment pas. Cu comprend que c’est une « fille-écho », quelqu’un qui loue ses services pour faire tout ce qu’on lui demande par l’intermédiaire d’une oreillette ; il devient ainsi les yeux, les oreilles et les mains de son client. L’affaire se complique quand un message est adressé à Cu, avec une allusion à un passé qui lui revient douloureusement en mémoire. (P.C.)

L'avis d'Apophys

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year: Volume Thirteen, ed. Jonathan Strahan, avril 2019

Repris dans l'anthologie The Year's Top Robot and AI Stories, ed. Allan Kaster, mai 2019

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume Four, ed. Neil Clarke, juillet 2019

Repris dans l'anthologie The Long List Anthology Volume 5, ed. David Steffen, novembre 2019

* Prix BSFA 2018 : présélection (meilleure nouvelle)

* Prix Locus 2019 : 17e place (meilleure nouvelle)

* Prix Sunburst 2019 : finaliste (meilleure nouvelle)

* Prix Hugo 2019 : présélection (meilleure nouvelle)

2019 Painless (SF), Tor.com, avril 2019

Traduction : Indolore, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique de demain, octobre 2020

Lien Internet (consulté en janvier 2020)

Parution simultané chez Tor.com.

Un programme destiné à concevoir des super-soldats n'a finalement trouvé qu'une réussite : un enfant né avec la capacité de ne ressentir aucune douleur et qui va être appelé Marsili 13, Mars de son surnom. Entraîné puis tilisé comme tueur d'élite pour maintenir la stabilité dans des pays africains, Mars va commencer à avoir des doutes sur les objectifs qu'il sert. Une décision qu'il ne mène pas à bout et la rumeur qui suit vont décider de son destin. (P.C.)

L'avis d'Apophys (consulté en juin 2019)

L'avis de Gromovar (consulté en juin 2019)

Repris dans l'anthologie Some of the Best from Tor.com: 2019 Edition, ed. non crédité, janvier 2020

2020 How Quini the Squid Misplaced His Klobučar (SF), Tor.com, janvier 2020

Lien Internet (consulté en janvier 2020)

Parution simultané chez Tor.com.

Après des débuts de délinquant en Andalousie, Quini, surnommé le Poulpe, a profité du boom qui a suivi la sécession de la Catalogne pour étendre son tentacule sur à peu près tout : armes, drogues, virus.

Le narrateur a travaillé sous ses ordres avant de se faire passer à tabac pour une affaire qui avait mal tourné. Aujourd’hui, il est décidé à prendre sa revanche et à voler à Quini un de ses trésors, une œuvre de Klobučar, l’artiste croate à la carrière météorique qui, après avoir créé une succession de chefs-d'œuvre, s’est taillé le cerveau avec un laser minier lors d'une transmission en direct.

Le narrateur contacte Nat, l’ancienne responsable de la sécurité et maîtresse du truand, elle aussi éconduite sans le moindre égard. Elle lui confirme avoir subtilisé à Quini un échantillon d’ADN lors de leur liaison. Cet ADN ne constitue cependant que la moindre difficulté. Il faut un corps pour tromper le bioscanner et ni celui du narrateur, ni celui de Nat ne conviennent. Il faut un corps totalement dépourvu d’implants, autrement dit un Fleischgeist, un fantôme de chair.

Dans un bar de Poble del Vaixell, une sorte de bidonville sur l’eau, le narrateur rencontre Yinka, dont la mère a refusé, pour des motifs religieux, qu’il ait des implants. Le narrateur le met au courant de son projet et Yinka accepte, même si la perspective de compresser une semaine d’entraînement en dix-huit heures sous environnement virtuel l’inquiète un peu. Le narrateur le rassure, il a les médicaments nécessaires pour leur éviter d’être malades. Ils n’ont pas le choix, il faut pénétrer dans la chambre sécurisée demain soir. (P.C.)

Repris dans l'anthologie Some of the Best of Tor.com 2020, ed. divers, janvier 2021.

SÉLECTION DE RÉCITS

Voir bibliographie complète établie par Alain Sprauel dans le recueil La Fabriques des lendemains.

2011 Every So Often (nouvelle), Birdville Magazine, avril 2011

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Datafall: Collective Speculative Fiction, août 2012

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie Making History: Classic Alternate History Stories, ed. Rick Wilber, mars 2019

2012 Like Any Other Star (nouvelle), AE The Canadian Science Fiction Review, mai 2012

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2012 0.6 (nouvelle), Kill Author #19, juin 2012

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2012 Loopholes (nouvelle, SF), recueil Datafall: Collected Speculative Fiction, août 2012

Loopholes takes us to the 22nd century, where a wealthy murderer has found a new way to dodge the law. But Klaus Barbier, part-time reamer addict and full-time homicide detective, has never been above bending the rules himself.” (amazon.com)

Repris dans l'anthologie Membrane, ed Rick Wayne, janvier 2014

2012 Datafall (flash fiction, SF), recueil Datafall: Collected Speculative Fiction, août 2012

Traduction : Chute de données, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Les rumeurs courent la péninsule par les ondes courtes piratées et les échanges murmurés. Le Cloud approche. Le Cloud va passer non loin du village. On sort les antiques portables solaires de leurs caches pour les mettre en charge et on extrait des caves les supports des programmes de contrôle qu'on restaure. La nuit dite, Salomon et son père gravissent la butte pour bien voir le phénomène. (P.C.)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris sous forme de poème dans Strange Horizons, novembre 2013

2012 Last (nouvelle, SF), Daily Science Fiction, septembre 2012

Lien Internet (consulté en octobre 2020)

2017 The Blurry Man (), anthologie Things We Can Create: An Anthology of Speculative Fiction, ed Harvey Stanbrough, janvie r2013

Repris en podcast dans Tales to Terrify #293, septembre 2017 ; Lien Internet (consulté en avril 2019)

2013 Your Own Way Back (nouvelle, SF jeunesse), anthologie Futuredaze: An Anthology of YA Science Fiction, ed. Erin Underwood & Hannah Strom-Martin, février 2013

Traduction : Rentrer par tes propres moyens, anthologie La Fabrique des lendemains, traduit par Pierre-Paul Durastanti, octobre 2020

Lien Internet vers la traduction française (consulté en octobre 2020)

Tout en faisant mine de regarder une vidéo, Elliot écoute la conversation entre sa mère et l’hologramme de son grand-père qu’elle essaie de convaincre. Il ne peut pas s’offrir une année de plus en numérique, ses souvenirs disparaissent progressivement et, de plus, leur assurance clonage serait perdue. Quand elle évoque l’autre choix dont ils ont déjà parlé, il fait semblant de ne pas se rappeler.

Elliot, lui, passe son doigt le long du plastique à la base de son crâne, trouve le slot où la nouvelle puce attend et charge une BD. Le grand-père veut consulter l’adolescent et sa mère lui demande s’il sait ce qu’est un porteur. Elliot répond par l’affirmative et dit accepter de laisser son grand-père se balader dans sa tête pour l’été, le temps que le clone pousse. Avant de partir, on charge le vieil homme dans une puce blanche qu’on scelle sous plastique avant de la placer dans un sachet qu'Elliot serre contre lui pendant le trajet de retour. (P.C.)

Rich Larson a raconté plus tard que le nom du personnage principal et sa passion pour la natation sont tirés du roman Inventing Elliot de Graham Gardner et que le concept central a pour origine un de ses rêves. Une famille attendait avec des ballons rouges dans un hôpital où une machine ramenait les gens d'entre les morts - parfois pour le meilleur, parfois pour le pire.

L'avis de FeydRautha (consulté en octobre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2013 Let’s Take this Viral (nouvelle, SF), Lightspeed, mars 2013, accompagné du podcast

Traduction : On le rend viral, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Pour la première fois depuis longtemps, Default descend dans les noctes, désireux de se changer les idées après la fin à son contrat de génépartage avec Memmi. Elle a rejoint un polymental après la fin de leur liaison et s’est uploadée vers une sonde pour pouvoir passer les prochains siècles à traquer les comètes et admirer l’entropie.

Default n’aurait pas reconnu son ami Schorr sans le tag mondain, notamment parce que l’autre est désormais une fem, séduisante par-dessus le marché. Il sent sa côte sociale crever le plafond par simple proximité avec elle.

Quand Schorr lève un bras, Default voit des bosses roses sur sa clavicule, jusqu’au cou. Elle lui explique qu’il s’agit d’un de ces virus cosmétiques qui font fureur. Il accepte de rencontrer celui qui est l'auteur des créations les plus crues, virales, bactériales, toute la gamme. En ce moment, il s’appelle Pesteux et les attend au sous-sol. C'est le début d'une folle virée à la conclusion radicale. (P.C.)

Rich Larson a confié que la fin de cette histoire est probablement sa préférée parmi toutes celles qu'il a écrites jusqu'alors. [rédigé en 2018].

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

N049 2013 The Mermaid Caper (nouvelle), Beneath Ceaseless Skies #119, avril 2013

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

N052 2013 Facebug (nouvelle, fantasy ?), Wordhaus, mai 2013

Traduction : Un rhume de tête, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en octobre 2020)

Quand Vince se réveille et que sa femme se tourne vers lui, le mouvement révèle chez elle sa barbe poivre et sel de trois jours, ses sourcils broussailleux et un nez cassé. Oh, merde ! Vince lui annonce qu'il a attrapé un rhume de tête, du type copier-coller, le pire. Elle se contente de rire et de prévenir les enfants que leur père a attrapé un virus du visage et qu’il voit des miroirs.

L’agenda ne lui permet pas de se faire porter pâle et il se doit se préparer pour son travail. La journée va être très longue. (P.C.)

2013 Put Out Every One (nouvelle), AE The Canadian Science Fiction Review, juin 2013

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2013 Ghost Girl (nouvelle, SF), anthologie Cautions, Dreams & Curiosities, ed. non crédité, octobre 2013

Repris dans l'anthologie War Stories: New Military Science Fiction, ed. Jaym Gates & Andrew Liptak, juillet 2014

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris en podcast dans StarShipSofa #492, juillet 2017 ; lien Internet (consulté en novembre 2020)

2013 Chronology of Heartbreak (flash fiction, SF), Daily Science Fiction, octobre 2013

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2013 Datafall (poème, SF), Strange Horizons, novembre 2013

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Il s'agit d'une réécriture sous forme de poème de la nouvelle Datafall paru initialement en 2012 dans le recueil du même nom.

2014 Atrophy (nouvelle), Descant, #163, hiver 2014

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

* Prix Dell 2013: 2e place

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2013 : nomination (excellence en écriture de SF et fantasy)

2014 Maria and the Pilgrim (nouvelle), Apex #57, février 2014, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2014 The Air We Breathe Is Stormy, Stormy (nouvelle), Strange Horizons #11, août 2014

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans l'anthologie Year’s Best Weird Fiction, Volume Two, ed. Niall Harrison, août 2014

2014 God Decay (nouvelle, SF), anthologie Upgraded, ed. Neil Clarke, septembre 2014

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Second Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2015

Repris dans Clarkesworld #138, mars 2018

2014 Dreaming Drones (nouvelle), AE The Canadian Science Fiction Review, septembre 2014

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2014 Capricorn (nouvelle), Abyss & Apex #52, septembre 2014

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2014 Brute (nouvelle), Apex #66, novembre 2014

Traduction : La Brute, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

La montée du niveau des mers a eu des conséquences dramatiques. Sur la côte ouest, Vancouver et Seattle sont recouvertes par les eaux. C'est dans cette région qu'opèrent Anton et Hume qui ont une entreprise de récupération. Leur dernière découverte est une caisse, un cube vert blindé de qualité militaire.

Quand ils l’ouvrent, son contenu les déçoit, on jurerait un incubateur. Ils ouvrent le réceptacle, ce qui dévoile quelque chose d’informe, de la chair rouge marquée de sillons et éclaboussée de mercure qui ondule et frémit. Hume pousse à la prudence et une ondulation parcourt la masse, qui semble réagir au bruit. Elle se reconfigure en étoile de mer, tout en muscles boursouflés veinés de fluide argenté. Du nanobio, conclut Anton.

La chose se soulève d’un coup et se retrouve sur son bras avant de se glisser sous sa manche. Il tombe à genoux et Hume le plaque au sol en lui arrachant son haut thermique. La chose jaillie de l’incubateur chevauche son épine dorsale, palpant ses omoplates à l’aide de ses petits appendices. Hume veut aider Anton mais celui-ci lui fait signe d’arrêter. (P.C.)

Dans une interview donnée à Andrea Johnson pour Apex en juillet 2015, Rich Larson précise que l'origine de la nouvelle réside dans la saga Venom de la série animée Spider-Man. Il avait alors six ans et a tellement regardé la cassette VHS que cet arc est devenu pour lui une sorte d'archétype dont il a plus tard tiré ce récit. Quant au nom donné à l'organisme, il a pour origine le roman de C.S. Lewis, Til We Have Faces (en français, Un visage pour l'éternité ou, dans une autre édition, Tant que nous n'aurons pas de visage)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2015 The King in the Cathedral (nouvelle, fantasy), Beneath Ceaseless Skies #166, février 2015 (accompagné d'un podcast)

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

[...] Fawkes, the brother of a king, is imprisoned in a cathedral on the outskirts of nowhere by the Illusionist, who killed the king and now rules the kingdom. Fawkes spends his days reading books on strategy and playing war games with an iron automaton named “Otto.” Fawkes’ exile is interrupted by the arrival of a young woman named Eris, who wants Fawkes to lead a rebellion, seize the throne, and relieve the kingdom of the oppression of the Illusionist. Eris, hoping to find a hero, discovers instead someone very human and carrying a great deal of baggage. Fawkes plays a war game with his automaton gaoler. The winner will be crowned the Everlasting Master of Games and undisputed Eternal Ruler of the Cathedral. [...]" (Douglas W. Texter, Tangent Online, 09 février 2015)

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction and Fantasy 2016, ed. Rich Horton, mai 2016

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2014 : nomination (excellence en écriture de SF et fantasy)

2015 The Sky Didn’t Load Today (flash fiction, SF), Daily Science Fiction, février 2015

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans The Fulcrum, janvier 2017

2015 Don Juan 2.0 (nouvelle), AE The Canadian Science Fiction Review, février 2015

Traduction : Don Juan 2.0, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Jack n’utilise Don Juan 2.0 que depuis peu mais ses succès sont déjà prometteurs. L’IA, qui se projette dans son champ de vision, lui permet de tenir des conversations auxquelles peu de femmes résistent. Cette fois, sa cible est d’une beauté qui lui donne le vertige. Ses premiers propos sont suffisamment provocants pour attirer son attention mais l’humour qui leur fait suite déclenche le sourire de celle qui dit s’appeler Alice. Selon toute probabilité, Alice Fenderi, héritière de la Compagnie de robotique Fenderi.

De retour au travail, il retrouve son collègue Petr, le cerveau de l’assistant de rencontre Don Juan et de sa version 2.0 à paraître. Aidé de six autres programmeurs en IA, celui-ci est le créateur de cette IA semi-sensible capable d’en remontrer à Casanova. Quand Jack, son bêta-testeur préféré, lui parle de sa rencontre, Petr le félicite et prédit qu’il aura bientôt oublié son ex. En pensant à Violet, le sourire de Jack s’efface. Violet est loin d'avoir disparu de ses souvenirs. (P.C.)

2015 Meshed (nouvelle, SF), Clarkesworld #101, février 2015, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Dans un gymnase, Victor, un chercheur de talents, admire la prestation du jeune sportif Oxford Diallo, félicite son père, malade des poumons, et leur propose un contrat avec Nike. Mais quand il évoque un câblage pour que tous ses fans ressentent en direct ses mouvements et ses émotions, Oxford, avec le soutien de son père, refuse catégoriquement. Victor prévient son patron qu’il a découvert la future sensation du basket-ball, mais celui-ci explose quand il apprend le refus du jeune homme et ne lui laisse pas d’autre choix que de le faire changer d’avis. (P.C.)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume 1, ed. Neil Clarke, juin 2016

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Third Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2016

Repris dans l'anthologie Clarkesworld: Year Nine, Volume One, ed. Neil Clarke & Sean Wallace, avril 2018

2015 Brainwhales Are Stoners, Too (SF), Interzone #257, mars-avril 2015

2015 Relocation (nouvelle, urban fantasy), On Spec #100, printemps 2015

"[…] a riveting urban fantasy following Agent Dominique as she and her new, inexperienced partner swap a faerie changeling back for the real human baby. When the swap goes wrong, Dominique fears that a failed mission will mean the end of the career that she loves. […]" (Michelle Ristuccia, Tangent Online, 06 décembre 2015)

2015 I Went to the Asteroid to Bury You (poème), Abyss & Apex #558, juin 2015

Traduction : J’ai choisi l’astéroïde pour t’enterrer, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en mai 2019)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2015 Going Endo (nouvelle, SF), Apex #74, juillet 2015

Traduction : La Jouer endo, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Les exos sont des sortes d''armures de combat conscientes qui s'ouvrent pour héberger des humains, généralement des femmes, leur servant de pilotes et appelés endos Elles sont conçues pour intervenir dans l'espace, par exemple pour nettoyer le nuage d'Oort des pirates et des mines intelligentes qui l'infestent.

Pour le tech, narrateur anonyme, Puck est l’exo la plus agile, rapide et méchante de toute la section. Elle et son endo, une vieille fem appelée Céna, ont 73 fantômes confirmés, mais tout le monde sait que le vrai tableau de chasse dépasse largement les cent. Certes, Céna est vieille, mais maigre et nerveuse, pas décatie comme d’autres endos. Quand elle s’installe dans Puck, que les ports nerveux tout le long de sa colonne vertébrale s’ouvrent en chuintant, qu’ils se déploient, le tech imagine les vrilles de Puck y pénétrant et il se demande si on sait bien qui est l’exo et qui l’endo. Les sentiments qu'il éprouve envers Puck vont peut-être bien plus loin que ce qu'il serait prêt à admettre. (P.C.)

Repris dans l'anthologie Best of Apex Magazine: Volume 1, ed. Lesley Conner & Jason Sizemore, janvier 2016

2015 Edited (nouvelle), Interzone #259, juillet-août 2015

Traduction : Corrigé, traduit par Émilie Laramée, Brins d'Eternité n°53, avril 2019

Autre traduction : Corrigé, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Le narrateur s’étonne du peu de différence entre le Wyatt d’ avant d’être Corrigé et celui qui accueille ses deux copains, lui et Dray, dans le pavillon d’été de ses parents, C’est comme si un an s’était écoulé et non un mois. La maison de corail a été cultivée à partir d’une génempreinte de marque réputée car les parents de Wyatt ne prennent que le meilleur. Dray demande s’il a des cicatrices, mais les nanos ne laissent pas de traces sur le corps. Le narrateur fait mine de rien mais il est si heureux de revoir Wyatt. Quand tous deux suivent Dray à l’intérieur, les dos de leurs mains se frôlent presque et ses souvenirs remontent à la surface. Reste à savoir ce qu'il reste de l'ancien Wyatt dans celui d'aujourd'hui. (P.C.)

Ce récit a pour point de départ un rêve qui est également à l’origine des nouvelles Spiked (Abyss & Apex, 2017) et Masked (Asimovs, 2016).

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie Wilde Stories 2016, ed. Steve Berman, juillet 2016

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2015 : mention honorable (excellence en écriture de SF et fantasy)

2015 Six Month Ocean (nouvelle, SF), Daily Science Fiction, septembre 2015

Traduction : Six mois d’océan, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Après avoir renoncé à être mannequin, Cassie a suivi l’exemple d’une amie. Elle est rentrée un jour de vacances avec de la gaze sur la nuque, le derme gonflé autour du slot neural qui permettrait à une conscience humaine numérisée de l’habiter, de la déplacer, de la remplacer. Sa mère a cessé de la voir : sa propre fille, une putain de marionnette !

Aujourd’hui, Cassie reprend connaissance en récupération neurale, après six mois de contrat qui sont passés pour elle comme un instant. Elle attend Noël qu’elle a rencontré dans un bar après avoir quitté sa mère. Ils ont marqué tous les jours de leur séparation sur le mur de son studio. Pourtant l’infirmière est catégorique, pas de Noël Pierce scanné à l’entrée aujourd’hui. Cassie se répète qu’autrefois les gens mettaient six mois à traverser l’océan et que d’autres devaient attendre leur retour. Elle prend la tablette de Somneur que lui a donnée l'infirmière avant de partir. Elle est sûre qu'à son réveil, Noël sera à ses côtés. (P.C.)

2015 Ice (nouvelle, SF), Clarkesworld #109, octobre 2015, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Sedgewik et son frère Fletcher, deux adolescents, se retrouvent avec leurs parents sur la planète New Greenland, un monde hostile et glacial. Ils y sont les seuls à avoir connu la Terre, des "extros den terre". Seul non modifié, Sedgewick a vite compris qu'il n'y a rien d'intéressant pour lui à l’intérieur de la colonie. A l’extérieur, c'est différent, c'est pourquoi les deux frères ont quitté leur chambre en pleine nuit. Au bout du tunnel, ils rencontrent leurs nouveaux amis. Cette nuit est consacrée à une initiation. Il s'agit de franchir en courant la distance entre deux pylônes avant que les baleines des glaces surgissent en brisant l'épaisseur gelée. (P.C.)

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Third Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2016

2015 The Delusive Cartographer (novelette, fantasy), Beneath Ceaseless Skies #187, novembre 2015

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[…] Crane and Gilchrist come to an island prison in search of a map that a dying cartographer suggests is in the cell with a certain prisoner. The map perhaps leads to treasure, though for the cartographer it brought him only, we learn, to shipwreck and prison time. We follow Crane’s disguise as a prisoner, and his attempts to get to the map, while Gilchrist waits with the cartographer, and learns his real story. [...]" (Rich Horton, Locus, février 2015, repris sur son blog)

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2015 : mention honorable (excellence en écriture de SF et fantasy)

2015 We Might Be Sims (nouvelle, SF), Interzone #261, novembre-décembre 2015

2015 M.F.ing Retroparty Freestyle (nouvelle), Escape Pod #514 en version audio, décembre 2015

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Repris sous le titre Motherfucking Retroparty Freestyle dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

2015 Bidding War (nouvelle, SF), Asimov's, décembre 2015

Traduction : Surenchère, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Pour gagner sa vie, Wyatt vend son espace onirique à NesscoCo qui teste sa pub ultraliminale. Il s’agit surtout de voguer en gondole sur un fleuve d’un beau marron et d'avaler des quantités de lait chocolaté. Cet argent, il a justement une bonne occasion de le dépenser : enchérir en temps réel sur une flûte pentatonique taillée dans un fémur d’enfant. Malheureusement, Perroandaluz42 de La Puebla, Espagne, ne cesse de surenchérir pour acquérir cette œuvre d’art aztèque. Leurs offres s’enchaînent et les injures réciproques se succèdent dans l’option chat. En parallèle, Watt suit sa série préférée, Autocratie.

Wyatt se persuade qu'il veut la flûte pentatonique parce qu’elle aurait fière allure sur son étagère Ikea aux côtés de sa réplique 3D de l’oreille coupée de Van Gogh. En fait, il évite de penser à Rocio qui adore les objets d’art mésoaméricains et l'a récemment quitté sans laisser d'adresse.

Perroandaluz42 et Wyatt sont maintenant les seuls en course. Il ne reste que cinq minutes. (P.C.)

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2015 : nomination (excellence en écriture de SF et fantasy)

Repris en podcast sur Podomatic, juillet 2017 ; lien Internet (consulté en novembre 2020)

2016 Extraction Request (novelette, SF), Clarkesworld #112, janvier 2016, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Le vaisseau d'Elliott et de ses sept soldats s'est écrasé dans une zone marécageuse de la planète Pentecost, où ils combattent des rebelles. Le kit d'impact de Beasley n'a pas fonctionné et il n'est pas en état de demander qu'on déclenche la nanobombre sur sa nuque. Tous votent pour abréger ses souffrances et Elliott s'exécute. Une demande d'extraction a été envoyée mais ils savent qu'ils ne sont pas prioritaires. Ils vont vite découvrir non seulement que la planète n'est pas hospitalière, mais qu'elle est habitée par quelque chose qui ne leur veut pas du bien. (P.C.)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume 2, ed. Neil Clarke, avril 2017

2016 Seawall (nouvelle, SF), AE The Canadian Science Fiction Review, mars 2016

Traduction : La Digue, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Ils se promènent sur la digue de Cadix quand Chelo dit à Javier ce qu’elle a vu sur sa tablette. Il prétend d’abord que c’est du spam.

Quand Javier se penche, Chelo l’observe. Il ne ressemble pas du tout à ses copains précédents. Il est petit, quelconque, et bien qu’il courre, il a une bedaine couverte de torsades de poil raides. Rien à voir avec les athlètes qui attirent Chelo d’habitude. Mais quelque chose en lui l’a séduite dès leur rencontre, la forme de ses mains, ses belles dents régulières, son odeur de sueur et de savon.

Elle précise qu’il y avait toutes ses données perso dans le mail et il avoue que ce n’était pas un spam. La drogue était pour elle. (P.C.)

2016 Lotto (nouvelle, SF), Interzone #263, mars-avril 2016

2016 Sparks Fly (nouvelle, SF), Lightspeed #70, mars 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[…] In this America there are people called sparkheads who destroy any technology placed near them. One sparkhead falls for a regular girl and can control himself long enough to go on a date with her. As may be expected, the problems of control pile up for him while on this date. [...]" ((Bob Blough, Tangent Online, 30 mars 2016)

2016 Sleep Factory (nouvelle, SF), Analog, avril 2016

Traduction : L'Usine à sommeil, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

L'alarme de surtension claque dans la tête d’Abdoulaye qui coupe aussitôt la connexion avec les machines auxquelles il est relié et qui s’interfacent avec ses rêves pour commander les drones qui volent au-dessus de Dubai. Il retombe dans son corps avec une brusque secousse et retrouve la puanteur d’huile et d’ammoniac de l’usine à sommeil. Dès que la sirène se coupe, il cherche à tâtons la main de Safi, qu’il effleure et qui le rassure : déconnexion propre, aucun dégât. Ils sont disposés côte à côte dans la rangée 17, un appariement payé par une clé USB de porno maison glissée dans la poche d’un contremaître. Non loin, quelqu’un se débat. Puis des bruits mouillés indiquent qu'on débranche un travailleur, bientôt suivis par le glissement du poids mort qu’on tire à l’écart.

Sur le chemin de retour, Safi garde la bouche close. Une fois dans leur appartement, elle dit qu’elle mangera après avoir dormi. Auparavant, elle regarde leur avoir à la banque : 1.800.079 francs CFA. C’est beaucoup moins en euros, mais peu importe. La somme de deux millions devrait leur permettre de passer par le camp de réfugiés, d’obtenir leurs visas et de rejoindre Londres. Il suffit d’un peu de patience. (P.C.)

2016 Innumerable Glimmering Lights (nouvelle, SF), anthologie Clockwork Phoenix #5, ed. Mike Allen, avril 2016

Traduction : Innombrables Lueurs Scintillantes, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Sur le toit du monde, le Tunnelier s'active, sous le regard de Quatre Courants Chauds qui voit les éclats de glace se détacher. Neuf Épines Fragiles, membre du conseil, le rejoint et exprime son scepticisme. L'autre côté n'est qu'un mythe, le Tunnelier ne sortira jamais de la glace. Il le met en garde contre l'hostilité que manifeste une bonne partie de l'opinion publique, même si c'est pour des raisons souvent différentes. Sa vie et celle des siens pourraient être en danger. Il aurait intérêt à changer le goût de son nom.

Les agents de sécurité confirment à Quatre Courants Chauds qu'ils sont sur leur garde. Il s'efforce de motiver les travailleurs du chantier, passant des tentacules sur des muscles noués et ajoutant une plaisanterie olfactive multicouche. Une masse de tentacules ondule en approbation. Mais Quatre Courants Chauds s’inquiète pour ses proches. (P.C.)

Dans la version originale du texte, Rich Larson a soigneusement évité d’utiliser des pronoms qui donneraient la moindre indication sur le genre des personnages, performance douloureuse et impossible à transposer en français. Ces noms ont été inspirés par la série Remnants (Les Survivants) de K.A. Applegate.

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy 2017, ed. Rich Horton, juin 2017

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction : Thirty-Fourth Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2017

2016 Define Symbiont (nouvelle), Shimmer #31, mai-juin 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[…] Pilar, is trapped in an artificial exoskeleton which is forcing her to endlessly ‘run the perimeter.’ [...]" (Kat Day, Tangent Online, 8 mai 2016)

Repris dans l'anthologie Shimmer 2016: The Collected Stories, ed. E. Catherine Tobler, mai 2016

2016 Lifeboat (nouvelle), Interzone #264, mai-juin 2016

2016 The Nostalgia Calculator (nouvelle, SF), F & SF, mai-juin 2016

"[...] Noel, discovers a trend in people’s reaction to nostalgic products that concerns him. Could this be the approach of an apocalypse? When he raises his concerns, the powers that be predictably beat him down. His ultimate reaction is common to what we see in many people today. [...]" (Kevin P. Hallett, Tangent Online, 07 avril 2016)

* Prix Undergraduate d'Asimov's 2014 : vainqueur (excellence en écriture de SF et fantasy)

2016 Jonas and the Fox (novelette, SF), Clarkesworld #116, mai 2016, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Le Renard explique à celui qui est censé être son grand-frère, Jonas, âgé de de douze ans, comment il doit se comporter. Jonas a du mal à accepter qu'un cousin, un adulte, se soit téléchargé dans le corps de son petit-frère Damjan, après qu'une chute a laissé ce dernier dans un coma irréversible. Le Renard, poète et opposant politique, a dû quitter la capitale après la révolution, il est recherché par les soldats. Jonas le conduit dans un grenier à blé qui abrite un petit vaisseau monoplace dont le pilote mort est encore aux commandes. De quoi continuer le combat. (P.C.)

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction : Thirty-Fourth Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2017

Repris dans l'anthologie Clarkesworld Year Ten: Volume One, ed. Neil Clarke & Sean Wallace, octobre 2019

* Prix Locus 2017 : 27e place (meilleure novelette)

2016 Espie (nouvelle), Terraform, mai 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

2016 Masked (nouvelle, SF), Asimov's, juillet 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[...] shows a future where the wealthy use both makeup and holographic techniques to make themselves as beautiful as they can. Bess is about to meet again with her friend Vera, who has suffered a computer virus that wreaked havoc with the computer programs she uses to adjust her appearance. Vera is supposedly recovered, but Bess can see that she doesn't seem right. [...]" (Chuck Rothman, Tangent Online, 19 juin 2016)

Repris dans Apex, janvier 2017

2016 TrashureIsland (nouvelle), Compelling Science Fiction #3, août/septembre 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"Clearly [...] inspiration [...] is Pokemon Go. Bea is developing a game which has you collecting virtual things to win points—but the things are actually litter and trash and the net result is to clean up a beach. The main story is about Bea whose crush has shown up with another girl, ruining her mood. [...]" (Chuck Rothman, Tangent Online, 14 novembre 2016)

2016 Carnivores (nouvelle, SF), anthologie Strangers Among Us: Tales of the Underdogs and Outcasts, ed. Susan Forest & Lucas K. Law, août 2016

Traduction : Carnivores, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Le gastrobistrot Carnivor est le nouvel établissement le plus cher de la ville. Finch trouve sa mise en scène kitsch et la veste Armani que son complice Blake l'a incité à porter serre trop son buste d’hybride de Néandertal. En guise de CV, Blake lui a concocté un chef- d’œuvre d’esbroufe sur le darknet. Carrow, la propriétaire du Carnivor lui explique que depuis un mois, le restrobirot reçoit des messages anonymes au vitriol et qu'on tente d’intimider sa clientèle. Finch est d’autant moins surpris que Blake et lui sont les auteurs des menaces. Décidée à renforcer la sécurité de son établissement, Carrow, si on se fie au streaming porno qu’ils lui ont piraté, cultive par ailleurs des fantasmes néandertaliens

Ce n'est pourtant pas ce qui intéresse le duo. En fait, leur objectif est la chambre froide à la porte aveugle. Blake est persuadé qu'elle contient un stock de tétrameth. C'est pour cette raison que Finch se fait embaucher comme agent de sécurité. (P.C.)

Repris dans l'anthologie Wilde Stories 2017: The Year's Best Gay Speculative Fiction, ed. Steve Berman, juillet 2017

2016 All That Robot … (nouvelle, SF), Asimov's, septembre 2016

Traduction : Toutes ces merdes de robot, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Mikhaïl est le seul être humain sur l’île. Il explique à Sculpteur Sept que ce sont les siens qui les ont fabriqués, lui et les autres robots. Mikhaïl ajoute qu’on a utilisé, non pas de la chair, mais des alliages, du silicium et toutes ces merdes pour robot. Il se dit venu d’un village de métal flottant qui a coulé au fond de la mer et Sculpteur Sept pense que l'Homme pourrait peut-être fabriquer d’autres choses de métal ... ou les remettre en état. Mais en observant la concoction de sang, de chair et d’os assise près de lui, il doute que Mikhaïl sache réparer la tête défoncée de Porteuse Trois et son espoir s’amenuise. Néanmoins, aussi minces que soient les chances, il doit essayer. (P.C.)

Repris sous le titre : All that Robot Shit dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy 2017, ed. Rich Horton, juin 2017

* Prix des lecteurs d'Asimov's 2017 : vainqueur (meilleure nouvelle)

* Prix Sunburst 2017 : nomination préliminaire (nouvelle)

2016 The Green Man Cometh (novelette, SF), Clarkesworld #120, septembre 2016, accompagné du podcast

Traduction : L'Homme vert s’en vient, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Un siècle de massacres, de chaos, de guerres, d'inondations et de famines a coûté soixante-dix pour cent de la population du globe. Originaire des colonies technophobes, Eris a été envoyée par son père à la Ville aux tours gigantesques multicolores et aux immeubles résidentiels rotatifs. Elle gagne difficilement sa vie au volant de son taxi, malgré ses bras remplacés par des prothèses. Une course pour un client fortuné lui permet d'espérer des jours plus heureux, d'autant qu'il promet de faire à nouveau appel à ses services.

Elle tombe de haut quand elle découvre deux policiers à son domicile : une femme, Kit, et un homme dont l’espace au-dessus de son cou est un nuage de pixels. Son client est Arno Schorr, homme d’affaires et cofondateur d’un culte apocalyptique, l’Église de l’Homme vert. On le soupçonne d’être le commanditaire du meurtre d’une femme d’affaires dont on a retrouvé le corps mutilé. L’Église veut contribuer à la disparition des humains de la planète. Les deux policiers veulent se servir d’Eris pour piéger Schorr. L’agent Kit aura le contrôle de son système nerveux central, mais aucun accès à ses pensées ni à ses souvenirs, avec la promesse d’un dédommagement. Furieuse, Eris ne peut pourtant pas s’opposer à ce partage de son corps. Victime d’un sédatif que Ndirangu lui a transmis par son gant, elle sombre dans l’inconscience. (P.C.)

Repris dans l'anthologie Clarkesworld Year Ten: Volume One, ed. Neil Clarke & Sean Wallace, octobre 2019

2016 Water Scorpions (nouvelle, SF), Asimov's, octobre-novembre 2016

[...] about Noel and his new ‘‘brother’’ Danny, actually an alien child rescued from a ship that has crash-landed in Chad. Noel’s mother is a xenobiologist working with the aliens, and somehow Danny has bonded with her. Noel resents this, perhaps mostly because he associated Danny’s arrival with his dead sister [...]” (Rich Horton, Locus, décembre 2016)

Repris dans l'anthologie Alien Invasion Short Stories, ed. non crédité, mars 2018

Repris dans l'anthologie Not One of Us: Stories of Aliens on Earth, ed. Neil Clarke, novembre 2018

2016 You Make Pattaya (nouvelle, SF), Interzone #267, novembre/décembre 2016

À Pattaya, en Thaïlande, Dorian, un petit escroc, rencontre une prostituée qui attend une cliente adepte du tourisme sexuel, dont le visage est brouillé par un gadget. Dorian fait le lien avec une Britannique devenue milliardaire grâce à sa start-up et qui, selon les actualités, serait en congés, incognito à Pattaya. Avec l'aide de sa nouvelle amie, il décide de la faire chanter. Dorian est un malin, mais à malin, malin et demi … (P.C.)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year : Volume 11, ed. Jonathan Strahan, avril 2017

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume 2, ed. Neil Clarke, avril 2017

2016 The Cyborg, the Tinman, the Merchant of Death (nouvelle, SF), Lightspeed #79, décembre 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"It's an honor to serve under Petty Officer Cox, but […] Private Berenson can't help but feel nervous about the astronomical casualty rate of those who do. They say that the Petty Officer is a hero—practically a god—that he doesn't think like other people. It's not long before Private Berenson discovers just how horrifyingly correct the rumors are. [...]" (Nicky Magas, Tangent Online, 27 décembre 2016)

2016 We Are Destroyers (nouvelle, SF), Compelling Science Fiction #4, décembre 2016

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[...] portrays a future where an AI has set up a commune of people that it controls through implants. The story follows the fates of a brother and sister. Emmanuel is a member of the commune, while his sister, Elise, is a member of a paramilitary group sent to destroy it.

Elise hopes to save her brother from the massacre. Instead, the AI takes over the actions of the commune members and directs their defense, killing all the paramilitary members. But, too late, the AI realizes that this is just the opening salvo to gauge its defenses. Now it has revealed its full capability. [...]" (Kevin P. Hallett, Tangent Online, 26 décembre 2016)

2017 The Ghost Ship Anastasia (novelette, SF), Clarkesworld #124, janvier 2017

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Une équipe, envoyée au secours d'un vaisseau qui ne répond plus depuis sept mois, est réveillée à l’approche du contact. Leur objectif est l’Anastasia, un astronef semi biologique, le premier de son genre, un mélange de métal et de viande, dirigé par une IA. Silas surveille le corps de sa sœur dont la commande de couchette a été percée par un météorite et se raccroche à l’idée que ses schémas neuraux sont sauvegardés, qu’elle n’est pas tout à fait morte. Mais l’étrange vaisseau n’est peut-être pas aussi inerte qu’il le paraît. (P.C.)

L'avis d'Apophys (consulté en novembre 2020)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Military & Adventure SF : Volume 4, ed. David Afsharirad, juin 2018

Repris dans l'anthologie Clarkesworld: Year Eleven, Volume One, ed. Neil Clarke, novembre 2019

N118 2017 There Used to Be Olive Trees (novelette, SF), F & SF, janvier-février 2017

Traduction : Il y avait des oliviers, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

La guerre des IA contre les humains s'est terminé par une déroute de ceux-ci.

Valentin quitte pour la première fois la Cité. Il a échoué trois fois à l'examen destiné à faire de lui un prophète capable de discuter avec les dieux. Il ne supportera pas une quatrième prueba. Activant l’implant noir qui saille du sommet de son crâne, il utilise sa nanombre pour bondir sur le mur. Au sommet, il aperçoit le campo entier qui s’étire dans le paysage andalou, là où jadis des oliviers s'étendaient à perte de vue. Il entend le banc de dieux biomécaniques qui traverse dans un grondement de tonnerre le ciel nocturne.

Quand il se réveille, il ne sent plus sa nanombre sur sa peau. Il fait face à un garçon à peu près de son âge avec une cicatrice boursouflée qui lui fend la joue. L’adolescent a dépouillé Valentin de son ombre et celle-ci, faute de soleil, n’a plus assez de force pour s’échapper. Le garçon, Pepe, exige de lui qu’il intervienne auprès du dieu de l’usine afin de la remettre en place.

La suite des événements va montrer aux deux garçons qu’ils ont plus en commun qu’ils ne croient. (P.C.)

Dans une interview publiée sur le site sfsite.com, Rich Larson explique qu'il a écrit cette novelette alors qu'il enseignait l'anglais dans une petite ville espagnole, non loin de Séville. Elle traite de l'altérité, du devoir et du passage à l'âge adulte dans une Andalousie post-apocalyptique. Du point de vue des concepts et de l'esthétique, il a fait des emprunts à Matrix, Autofac de Philip K. Dick et à la série The Seventh Tower de Garth Nix. L'inspiration lui est venue d'un rêve dans lequel des gens erraient à l'extérieur d'un dôme noir et lisse qui était une usine automatisée refusant de collaborer. Le décor est celui qui l'entourait à l'époque, fait d'innombrables oliviers.

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Fifth Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2018

Repris dans l'anthologie Wilde Stories 2018: The Year's Best Gay Speculative Fiction, ed. Steve Berman, septembre 2018

2017 You Too Shall Be Psyche (nouvelle, science-fantasy), Apex #93, février 2017

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[...] Reva is a girl in a primitive society, who is bothered that she was not chosen to be sacrificed to The God in the Pit, an act that keeps their village functioning. Angry at being turned down (and jealous that her sister was chosen instead), Reva goes down into the pit to confront the god. [...]" (Chuck Rothman, Tangent Online, 25 février 2017)

2017 St. Theophilus the Penitent ( flash fiction), Apex #93, février 2017

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[...] quickly describes a form of perverse love, where, every year, a man creates an artificial replica of his dead wife. [...]" (Chuck Rothma, Tangent Online, 25 février 2017)

2017 Cupido (nouvelle, SF), Asimov's, mars-avril 2017

"[…] about Marcel, who makes a living by creating tailored pheromones, that will cause the targeted person to fall in lust with Marcel’s client. Marcel himself has a pretty sad love life, and so the story turns on what happens when he falls for one of his “targets”. [...]" (Rich Horton, Locus, avril 2017, repris sur son blog)

Repris dans l'anthologie The Year's Best Science Fiction & Fantasy 2018, ed. Rich Horton, juillet 2018

2017 Dark Warm Heart (nouvelle, horreur), Tor.com, avril 2017

Traduction : Sombre Coeur chaud, traduit par Émilie Laramée, Solaris #209, janvier 2019

Parution simultanée en chapbook. Voir onglet Chapbooks.

2017 Pherobomb (nouvelle), Daily Science Fiction, juin 2017

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2017 An Evening with Severyn Grimes (nouvelle, SF), Asimov's, juillet-août 2017

Traduction : Une soirée en compagnie de Severyn Grimes, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Entourée par Pierce et ses complices, Girasol, que Pierce a sortie de sa détention cryogénique, les laisse connecter la prise neurale au port situé au sommet de sa colonne vertébrale. Puis une injection de Somneur la plonge dans un monde virtuel tandis que leurs préparatifs s’affichent sur la peinture intelligente qui couvre le mur en face d’elle.

De son côté, le richissime Severyn Grimes quitte, blasé, la rencontre de combat et ses boxeurs manipulés par des marionnettistes à laquelle il assistait. Son allure de jeune homme cache ses 146 ans alors qu’il se laisse guider par son garde du corps Finch, un hybride de Néandertal, vers sa limousine. Quand Pierce et ses hommes sont prêts, Girasol s’introduit dans l’unité centrale du véhicule.

Tandis que Finch, descendu de la limousine à cause d’une alarme qu’elle a déclenchée, se fait agresser, Girasol utilise les circuits du véhicule pour annoncer à Grimes qu’il a été hacké et qu’il sera mis à mort par les membres de la Prêtrise. Girasol garde pour elle sa motivation, qui est bien différente de celle de Pearce. (P.C.)

On retrouve ici Finch, l’hybride de Néandertal, vu dans Carnivores. Un autre personnage, le fils de Girasol dont Grimes occupe le corps, s’appelle Blake, comme dans la même nouvelle, mais ils ne sont pas (encore?) amants.

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction and Fantasy of the Year: Volume Twelve, ed. Jonathan Strahan, mars 2018

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume 3, ed. Neil Clarke, avril 2018

Repris dans l'anthologie The Year's Top Ten Tales of Science Fiction 10, ed. Allan Kaster, juin 2018

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Fifth Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2018

* Prix Locus 2018: 32e place (meilleure nouvelle)

2017 Dispo ant the Crow (nouvelle), Mythic Delirium #4.2, juillet-septembre 2017

Lien Internet (consulté en avril 2019)

2017 L'Appel du Vide (nouvelle, SF), Apex Magazine #98, juillet 2017

Lien Internet (consulté en août 2017)

[...] When Pau is abducted and held prisoner, drugged by an unknown captor, he assumes it is because of the project he is involved with at Ceylan Industries. But as time goes on he is never questioned about his top secret work and he begins to grow suspicious at the familiarity he feels toward his captor. [...]" (Adrian McCauley, Tangent Online, 28 juillet 2017)

2017 Spiked (nouvelle), Abyss & Apex Magazine #63, juillet 2017

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

* Prix Sunburst 2018 : nomination (nouvelle)

2017 Travelers (nouvelle, SF), Clarkesworld #130, juillet 2017, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

La nacelle d’une femme dont l’identité est inconnue s’ouvre, à bord d’un vaisseau spatial. Elle sait qu’elle ne devrait pas encore être réveillée, mais l’écran indique le déclenchement d’une alarme pour raison de santé et lui montre le chemin du bloc médical. L’arrivée est prévue pour dans trente-deux ans. En avançant, elle entend jouer de la guitare. L’homme s’appelle Derek, un parmi la centaine de réfugiés qui sont à bord du vaisseau, et prétend s’être réveillé il y a deux mois, également à la suite d’une alarme. Mais jusqu’à quel point peut-elle lui faire confiance ? (P.C.)

Repris dans l'anthologie Clarkesworld: Year Eleven, Volume Two, ed. Neil Clarke, novembre 2019

2017 Heavies (nouvelle, SF), anthologie Infinity Wars, ed. Jonathan Strahan, septembre 2017

"Dexter's a "heavy" (Earther) monitoring a colony world which rebelled fifty years ago but which has been pacified so its moons can be mined by the Earthers. He learns about the world from his native lover, Roode, and we learn from them. However, when the peaceful natives are suddenly gripped by mass psychosis and begin killing heavies, the situation becomes dark and dire and Dexter learns just how heavy the Earther hand is. [...]" (Jason McGregor, Tangent Online, septembre 2017)

Repris en podcast dans StarShipSofa #583, avril 2019 ; lien Internet (consulté en novembre 2020)

2017 The Old Man (novelette), Analog, septembre-octobre 2017

"[...] Ezekiel wants nothing more than to kill his father and have him know who did it. Lucky for him the Old Man escaped his cryo-prison. Luckier still, the government thawed Zeke for the task of taking him out. The Old Man has much to atone for and Zeke means to see the debt settled down to the last drop of blood. [...]" (Nicky Magas, Tangent Online, 26 septembre 2017)

* Prix Analog 2017 : 5e place (meilleure novelette)

2017 The Colgrid Conundrum (novelette, fantasy), anthologie The Book of Swords, ed. Gardner Dozois, octobre 2017

Traduction : L'Énigme Colgrid, traduit par Benjamin Kuntzer, anthologie Épées et Magie, Pygmalion, novembre 2019

Les deux compères Crane et Gilchrist arrivent à Colgrid, attirés par la renommée d’une perceuse de coffres nommée Merin. Elle accepte d’ouvrir leur boîte morte, un dispositif qui broie tout son contenu si on essaie de le forcer, en échange d’un service. Ils doivent l’aider à se venger de l’implacable dignitaire local, qui a fait fortune grâce au trafic de stupéfiants et qui a tué son mari parce qu’elle avait refusé de travailler pour lui.

Crane et Gilchrist acceptent mais les révélations d’une fillette pauvre à qui Gilchrist fait l’aumône remettent tout en question. Elle a vu Merin tuer son mari d’un coup de mousquet. (P.C.)

2017 Verweile Doch (But Linger) (nouvelle, SF), Omni Vol. 74 #1, hiver 2017

Lien Internet (consulté en avril 2019)

"[...] about a man who can freeze time. Cesar has used this ability throughout it adolescence and early adult years to help him come up with neat comebacks or to steal money, but he is tortured by his failure to save his mother from an accident – and, it becomes clear, to have a real relationship with two other women: his sister, and a high school crush. [...]" (Rich Horton, Locus, janvier 2018, repris sur son blog)

2018 Penitents (nouvelle, science-fantasy), Beneath Ceaseless Skies #245, février 2018

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[...] portrays a wholly ruined future Earth, in which the more privileged live underground. Mara is one of those, and she’s come to the surface with the help of the wily Scout, to try to rescue her friend Io from the spooky alien creatures who have captured her – it seems these aliens attach to humans they find on the surface and, apparently, take over their minds and send them on forced marches. But Scout knows how alluring the attraction of these aliens is – and Mara eventually learns just why, which gives the story (and its title) its moral point." (Rich Horton, Locus, avril 2018, repris sur son blog)

2018 In Event of Moon Disaster (nouvelle, SF), Asimov’s, mars-avril 2018

Traduction : En cas de désastre sur la Lune, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Laurie étudie une mystérieuse crevasse sur le sol lunaire. Au bout de presque une demi-heure sans contact radio, Sol, son partenaire, commence à sérieusement s’inquiéter quand elle revient enfin. Elle n’a rien trouvé et, épuisée, décide d’aller s’allonger.

Alors que Sol vérifie que la vidéo enregistrée par Laurie confirme ses dires, on frappe à la lucarne du sas. Il constate avec stupéfaction qu’il s’agit à nouveau de Laurie. Pourtant, la première est encore allongée. Il en est réduit à leur attribue des numéros : Laurie Une, qui a regagné la sauterelle à 06:29, et Laurie Deux, qui l’a regagnée à 07:12.

Les deux jeunes femmes se regardent avec une inquiétude mêlée de méfiance quand un poing ganté cogne à la lucarne du sas. Laurie Trois est accompagnée de Laurie Quatre dont la visière brisée est enveloppée d’adhésif. Et ce n’est que le début ... (P.C.)

Repris en podcast par Podomatic; lien Internet (consulté en avril 2019)

* Prix Asimov's 2018 : victoire (meilleure nouvelle)

2018 Razzibot (nouvelle, SF), Analog, mars-avril 2018

"In this near future SF short, Marisol has just received a razzibot for her fourteenth birthday. The razzibot follows her all day and night, filming her and streaming the feed to social media.

At first the experience is uplifting for Marisol as her following grows slowly. But Marisol would prefer not to share her parents’ marital struggles. Yet this is what her followers most crave. Is there a happy compromise between her need for attention and her need for privacy? [...]" (Kevin P. Hallett, Tangent Online, 05 mars 2018)

Repris dans le recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

* Prix Analog 2018 : finaliste (meilleure nouvelle)

2018 Safe Space (flash fiction, SF), Daily Science Fiction, mars 2018

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Gen est émerveillée par Novapolis où elle vient d’arriver. Une des petites sphères blanches qu’on appelle les gardiens lui a expliqué que sa demande de réfugiée a été acceptée et qu’on lui a accordé le statut de résidente. Son étui de violon à la main, il lui semble vivre un rêve. C’est alors qu’elle est accostée par un certain Prosper qui lui dit qu’elle ne pourra pas jouer de son instrument dans les lieux publics parce que les ondes sonores troublent les algorithmes des gardiens. Il semble bien plus critique que la nouvelle arrivante. (P.C.)

2018 Our King and his Court (nouvelle, SF), Tor.com, mars 2018

Publication simultanée en chapbook.

Voir rubrique Chapbooks.

2018 Carouseling (nouvelle, SF), Clarkesworld #139, avril 2018, accompagné du podcast

Traduction : Faire du manège, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Ostap travaille sur un dessin animé pour enfants quand il reçoit un appel longue distance d’Alyce. Le test décisif sur le Glissement est prévu pour le lendemain au Grand collisionneur de hadrons, à l’extérieur de Mombasa, au Kenya. Puis chacun attrape son maillot et ses gants Linkwear et ils se synchronisent. Elle choisit la chanson et ils entament une danse. Il est presque minuit à Mombasa quand Ostap ôte ses gants. Il lui demande de prendre le linkwear pour qu'il assiste au test mais elle reste évasive, en riant.

Le lendemain, les agences de presse annoncent la mort de sept scientifiques à la suite d’un accident quantique au Kenya. L’importance des dégâts a rendu impossible la découverte des corps. (P.C.)

L'avis de FeydRautha (consulté en février 2020)

L'avis de Gromovar (consulté en février 2020)

2018 Playmates (nouvelle), Daily Science Fiction, avril 2018

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2018 Fifteen Minutes Hate (nouvelle, SF), Apex #108, mai 2018

Traduction : Les Quinze minutes de la haine, traduit par Émilie Laramée, fanzine Brins d'éternité #51, octobre 2018

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[…] set in the near future and begins with a character named Savina waking up to multiple notifications on her phone. It's not good news. As the story unravels we begin to realize that she lives in a world where social media status is all-important and her crime is gradually revealed. […] " (Kat Day, Tangent Online, 23 mai 2018)

2018 Some of these Stars Might Already Be Gone (nouvelle), Daily Science Fiction, juin 2018

Traduction : Si ça se trouve, certaines de ces étoiles ont déjà disparu, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Pour réparer les conséquences d’une dispute, il y a mieux que des excuses, il y a le rembobinage avec FreezeFeel. C’est ce que propose Tyus à Béa. Un accès à ses données FreezeFeel lui rappelle que leur dernière utilisation remonte à dix jours alors que certains rembobinent un jour sur deux. En plus, c’est elle qui choisira. Béa retire le blocage de son Flux et Tyus la voit afficher leur dossier FreezeFeel partagé pour choisir son souvenir préféré. (P.C.)

2018 Meat and Salt and Sparks (nouvelle, SF), Tor.com, juin 2018

Parution simultanée en chapbook. Voir onglet Chapbooks.

2018 Othermother (univers The Violet Wars), Clarkesworld #143, août 2018, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Il s'agit d'un extrait du roman Annex (2018).

2018 Porque el Girasol Se Llama el Girasol (nouvelle), anthologie Shades Within Us: Tales of Migrations and Fractured Borders, ed. Susan Forest & Lucas K. Law, septembre 2018

Traduction : Porque el girasol se llama el girasol, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Girasol et sa mère regardent les intriqueurs, petits et hérissés. Girasol prend le sien et l’avale, mais il se coince dans sa gorge. Il lui faut trois essais. Sa mère s’empare du second intriqueur et le gobe. Ça fait l’effet d’un petit aimant au creux de l’estomac.

Elles testent les intriqueurs dehors, sur le parking. Au loin, elles distinguent le Mur fait de vitcim et de béton treillissée d’échafaudages branlants. Les ouvriers montent et descendent tandis que les drones survolent le chantier. La maîtresse lui a appris que leur pays était si génial que les méchants voulaient toujours venir le démolir, parce qu’ils étaient jaloux, et que le Mur les tenait à l’écart. La mère de Girasol lui met un foulard sur les yeux et, pour s’entraîner, toutes deux jouent à chat. Girasol suit la traction exercée par l’intriqueur et attrape sa mère. Au dernier essai, ce n’est pas sa mère, mais l’Homme du Cheshire, grand, pâle et décharné, avec son manteau fait de plastique. Il les mène à un vieux van à l’intérieur duquel des hommes et des femmes se tapissent les uns contre les autres. Tous sont prêts pour la marche quantique. (P.C.)

2018 Circuits (nouvelle), recueil Tomorrow Factory, octobre 2018

Traduction : Circuits, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020, repris dans Bifrost #100, octobre 2020

Les humains ont quitté la Terre après une guerre dévastatrice, laissant derrière eux les machines.

La voie ferrée coupe la plaine parsemée d’épaves rouillées et de mines intelligentes délabrées à la recherche de cibles disparues. Un énorme train glisse dans le désert, tel un fantôme, conduit par une IA, Mu. Elle prend soin de ses clients inertes et envoie son avatar circuler parmi eux. Elle regrette simplement de ne jamais recevoir de réponse au signal qu'elle envoie dans toutes les directions. Personne ne voit le visage enjoué sur lequel elle a tant travaillé. Elle va terminer son 84 029e tour et souffre de solitude depuis le 4 029e.

Pourtant un jour, un message lui parvient : qui est-tu ? Ça a duré 2,93 secondes et le train est déjà loin. N'empêche, Mu n'est plus seule. (P.C.)

2018 Molli's Oggles (nouvelle, SF), Terraform, octobre 2018

Lien Internet (consulté en avril 2019)

2018 Octo-Heist in Progress (nouvelle, SF), Clarkesworld #146, novembre 2018, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

"[…] A young woman has left her sister’s shoes under the bed of a guy who was hosting a house party in his parents’ mansion. She brings in a biohacker to help her get the shoes – in the process, she also gains access to the parents’ safe. A remotely controlled organic octopus is meant to do most of the work in this caper, but when Pico takes matters into his own tentacles, hijinks ensue. [...]” (Karen Burnham, Locus, janvier 2019)

2018 Smear Job (nouvelle, SF), Analog, novembre-décembre 2018

Traduction : Salissure, traduit par Émilie Laramée, Galaxies nouvelle série #66/108, août 2020

L’avocate de Jalen affiche sa satisfaction de lui avoir évité la prison. À dix-huit ans, il n’aura à subir qu’une petite modif qui ne risque pas d’interférer avec son implant. Cerise sur le gâteau, comme il s’agit d’un projet pilote, il n’aura rien à payer. Par contre, il n’a aucune chance de revoir Stef. Quelques jours plus tard, on procède à la modif. Des microaiguilles s’insèrent dans l’implant de Jalen et déversent ce que le technicien a appelé « salissure ».

La vie reprend son cours normal et, quelques années plus tard, Jalen rencontre Danica. L'avenir s'annonce plein de promesses pour le jeune couple mais le passé n'a pas renoncé à réclamer son dû. (P.C.)

2019 Skinned (nouvelle, SF), Terraform, janvier 2019

Lien Internet (consulé en novembre 2020)

N151 2019 Contagion’s Eve at the House of Noctambulous (novelette, SF), F & SF, mars-avril 2019

Traduction : Veille de Contagion à la Maison Noctambule, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Trois siècles plus tôt, les dérèglements climatiques, la surpopulation et les affrontements sociaux ont conduit à une guerre ouverte. Les riches et puissants se sont réfugiés sous terre où ils ont poursuivi leurs innovations technologiques. Aux plus pauvres, restés à la surface, ils ont laissé un cadeau d'adieu : la Contagion. Au bout d'un siècles d'attente, ils sont remontés et ont rétabli leur pouvoir, reléguant les survivants à leur place, celle de serviteurs.

À la veille des festivités, le jeune Burgewick, de la Maison Noctambule, joue aux craches, des plantes qui jettent de la glu quand on appuie sur leur gâchette osseuse, avec un simple marmiton. Il le préfère comme compagnon de jeu à son frère aîné, l'arrogant Motice. Parce que celui-ci a frappé le pauvre marmiton, Burgewick lui tend un piège qui le tourne en ridicule. Tandis que les Maisons arrivent pour participer à la chasse aux doppels, Mortice rumine sa vengeance. (P.C.)

* Prix Locus 2020 : 26e place (meilleure novelette)

2019 Death of an Air Salesman (nouvelle, SF), Clarkesworld #150, mars 2019, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Dans cet univers, la pollution a atteint un tel niveau que tout le monde porte un masque et utilise des bouteilles pour respirer. Par ailleurs, la misère est telle que la plupart des gens transportent leurs possessions dans un sac à dos et dorment dans des cabines de sommeil qu’ils louent à la nuit ou pour une durée plus longue quand ils en ont les moyens.

Maya vend des bouteilles d’air de la société Apex Air. Elle sait qu’il est inutile de s’intéresser aux riches, approvisionnés directement par drones, ni aux plus pauvres avec leurs masques antiques. Son seul espoir est de gagner au loto d’Air Apex depuis qu’elle a vu les images de promotion. Un jour, en partant au travail, elle remarque un garçon qui marche lentement, un foulard rouge autour du cou, comme s’il sortait d’une publicité. Sous le regard incrédule de Maya, il s’arrête devant l’unité 389 – son unité – et y pénètre. Mais, dans un tel monde, y a-t-il encore place pour une histoire d’amour entre Maya et celui qui s’appelle Dima ? (P.C.)

2019 Painless (nouvelle, SF), Tor.com, avril 2019

Parution simultanée en chapbook. Voir onglet Chapbooks.

2019 Still Life of a Death Broker (nouvelle), Terraform, mai 2019

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2019 Scrubbed (nouvelle, SF), Bourbon Penn, juillet 2019

Traduction : Décrassage, traduit par Émilie Laramée, Galaxies nouvelle série #61/103, octobre 2019

Lien Internet (consulté en octobre 2019)

Un couple s’assoit dans la salle d’attente déserte d’une clinique qui pratique le décrassage, c’est-à-dire la suppression des souvenirs non désirés. L’homme, Jasper, est âgé de vingt ans et quelques, la femme, Béa, a la trentaine. Elle a lui reproche d’utiliser des formules détournées pour évoquer ce qu’il lui a fait subir. Alors qu’ils étaient bons amis et qu'elle est mariée, il l’a contrainte à une fellation après un dîner trop arrosé. (P.C.)

2019 Go Play Outside (), Sapiens Plurum, juillet 2019

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

Histoire classée à la deuxième place au concours organisé par Sapiens Plurum.

2019 Can You Watch My Stuff (nouvelle, SF), Asimov's, septembre-octobre 2019

Traduction : Tu peux me surveiller mes affaires ?, traduit par Pierre-Paul Durastanti, recueil La Fabrique des lendemains, octobre 2020

Par 37° et 80¨d’humidité, le narrateur anonyme apprécie la climatisation du Starbucks où il s’est installé pour travailler sur son polar. En panne d’inspiration, il voit une fille se placer devant lui. En dépit de ses dreads crasseuses et la doudoune orange qu’elle porte malgré la chaleur, il retire un de mes écouteurs. Elle doit aller aux toilettes et lui demande de surveiller ses affaires, en montrant un ordi relié à la prise et à une enceinte portable. Il accepte sans l’interroger sur sa parka.

La fille est toujours aux toilettes quand ce qu'il prenait pour une enceinte en charge se met à vibrer. Puis l’écran commence à bouillonner, il s’arrondit et devient convexe. Une bombe ? Le portable implose dans un coup de tonnerre, laissant un trou d'où jaillit un truc blanc comme l’os. Les gens poussent des cris. Ça a un aspect avien. C’est osseux, bulbeux, la chair blanche, lisse, couvert de ce qui évoque des plumes mouillées. La chose tombe sur le carrelage avant de se relever tant bien que mal. (P.C.)

* Prix Asimov's Readers 2020 : finaliste (nouvelle)

2019 All Electric Ghosts (SF), Clarkesworld #157, octobre 2019, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en octobre 2019)

"[...] The story follows Benny, a drug addict-turned alien savior, as he works to reunite a bunch of unnamed and otherwise unknown alien species from a similarly unknown group of people looking to do something even more unknown to them. […] " (Mike Wyant Jr., Tangent Online, octobre 2019)

2019 Growing and Growing (horreur), Nightmare #85, novembre 2019, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en novembre 2019)

"[…] It follows Ignacio and Hector, two brothers in Oaxaca, Mexico. One night they are walking through the city when they come upon a baby with a strange deformation and covered in gasoline. Like any good people would, they decide to rescue the baby, and that’s when things get weird. […]" (Alex Granados, Tangent Online, octobre 2019)

2019 The Star Plague (novelette, fantasy), Beneath Ceaseless Skies #289, octobre 2019

Lien Internet (consulté en octobre 2019)

"[...] a Viking is exiled by his people, for a reason revealed late in the story. In England, he is nearly killed and temporarily blinded by a meteor that crashes to Earth. Healed by monks, he is again cast out, but returns to fight a monster that possesses the body of a monk and transforms its victims into killer zombies. [...]" (Victoria Silverwolf, Tangent Online, octobre 2019)

2019 We're Talking About Practice (flash fiction), Daily Science Fiction, décembre 2019

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2020 How Quini the Squid Misplaced His Klobučar (SF), Tor.com, janvier 2020

Parution simultanée en chapbook. Voir onglet Chapbooks.

2020 The Sniper and I (SF), Beneath Ceaseless Skies #299, mars 2020, accompagné du podcast

Lien Internet (consulté en mars 2020)

Dwet Marro doit rejoindre le sniper dans les ruines de la Nouvelle Varsovie, où un brouillard généré par les nanomachines de l’ennemi aspire la lumière du soleil et neutralise tous les capteurs. Un soldat lui a indiqué sa position et, après avoir déployé sa tenue de camouflage, il a gagné un clocher baroque à la lisière du no man's land. Le sniper est installé là depuis deux mois et ses dix-sept victimes authentifiées témoignent de son efficacité. Les mines intelligentes installées dans l’escalier identifient Marro et le laissent passer. Il voit enfin le sniper, sans pouvoir déterminer où l’homme s’arrête et où l’arme commence. C'est un long fusil modulaire, grillagé pour diminuer le poids. Des câbles neuraux passent de la crosse au corps du tireur d'élite, et des pseudo-stabilisateurs se déplacent tout autour d'eux, prenant un appui flexible sur le sol pour maintenir l'arme parfaitement à niveau.

Reste à savoir quelle est la part d’humanité qui subsiste dans ce sniper et le rôle que joue réellement Marro. (P.C.)

L'avis de FeydRautha (consulté en mars 2020)

2020 An Elephant Never Forgets (SF), anthologie Made to Order: Robots and Revolution, ed. Jonathan Strahan, mars 2020

Le robot se réveille, armé d’un biofusil, tout frais sorti de la boîte d’incubation et prêt à tirer ses pointes de calcium. Un éléphant n’oublie jamais. Ces mots s’affichent dans son esprit, restes d’une comptine ou d’un dessin animé éducatif. Il a oublié des choses, ce qui l’embête fortement. Il longe une rangée de couveuses surveillées par des drones et des systèmes de monitoring. Il ne sait plus pourquoi on lui a donné un biofusil ni combien de temps il lui reste avant qu’il se transforme en une gelée de protéines. (P.C.)

L'avis de Gromovar (consulté en avril 2020)

2020 Moving Day (), Daily Science Fiction, mars 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2020 123456 (flash fiction), anthologie Quarantine Quanta: Packets of Literary Light From a Dark Time, ed. Maura Yzmore, avril 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2020 Warm Math (SF), F & SF, mai-juin 2020

"[...] Rozier has just been ejected off the ship he’s spent the last three years working on into the void of space with a man dressed as a colonel. It soon becomes clear that in order to survive, they’ll need to dump a significant amount of weight, more than the escape pod has to offer, leading Rozier to eye this colonel and prepare for an attack. [...]" (Mike Wyant Jr., Tangent Online, mai 2020)

2020 Petrosinella (flash fiction), Daily Science Fiction, juin 2020

Lien Internet (consulté en novembre 2020)

2020 Lowlife Orbit (nouvelle, SF), Analog juillet-août 2020

"A pirate and his nephew scheme to intercept valuable shipments […]. Unfortunately for our space-wearied protagonist, pirating is a family business, and he’s tasked with mentoring his nephew through their current task: their targets are the reflective panels and hydrocarbon factories necessary for terraforming Mars. The spoils of terraforming remain generations away, explains the pirate to his nephew, but the nephew proves not so easily convinced. [...]" (Pedro Silva, Tangent Online, septembre2020)

2020 The Conceptuel Shark (), Asimov's, septembre-octobre 2020

Adam se lave les mains quand ça recommence. Le plancher de la salle de bains est intact, de même que l’armoire, mais quand il regarde dans l'évier, il voit le bouchon de vidange descendre en spirale dans les profondeurs de l'océan. Il respire à fond et agrippe l’évier. Il sait que ce qu’il voit est impossible, même si tout a l’air réel. Loin en dessous, une forme familière remonte vers la surface. Le requin sait qu’il est là. Peut-être l’animal a-t-il senti les traces d’hémoglobine sur son cou, trace d’une coupure faite en se rasant. Au moment où le requin jaillit, Adam parvient à s’arracher de l’évier, il se rue hors de la salle de bains puis de l’appartement. Dans la rue d’une ville bien éloignée de toute mer, il prend son téléphone et compose le numéro de sa thérapeute. Encore une fois. (P.C.)

2020 Echo the Echo (nouvelle, SF), anthologie Entanglements: Tomorrow's Lovers, Families, and Friends, ed. Sheila Williams, septembre 2020

Le narrateur anonyme essaie en vain de convaincre sa grand-mère d'utiliser la toile [VO : the web] pour enregistrer le contenu de son cerveau afin que sa famille, ses arrières petit-enfants et les enfants de ceux-ci gardent un souvenir d'elle. Elle n’est pas convaincue, ce ne sera pas elle, seulement un hologramme. De toute façon, elle a déjà le sentiment d’être un écho.

Quand il sort de chez elle, découragé, son téléphone sonne. Son avatar lui a trouvé un rencart. Elle s'appelle Ana et leurs avatars travaillent dur depuis son arrivé en ville il y a quelques jours, évaluant leur compatibilité en débitant une conversation factice. C’est juste ce qu’il lui faut, l’occasion de penser à autre chose qu’à l’écho et à sa grand-mère. C’est sans compter avec une surprise que lui réserve la rencontre. (P.C.)

2020 Burrowing Through the Body of God (), Sci Phi Journal, septembre 2020

Lien Internet (consulté en octobre 2020)

Sélection d'essais

Article sur Rich Larson :

2019 Émilie Laramée : La Traduction de textes de science-fiction en français : le cas de Rich Larson, Galaxies nouvelle série n¨61/103, octobre 2019

Émilie Laramée présente Rich Larson et discute des questions que pose la traduction de ses textes, en français québecois et en français hexagonal. Elle aborde en particulier le problème liés aux néologismes, aux mots polysémiques et aux expressions relevant du langage parlé. Elle-même est la traductrice de : Dark Warm Heart (Sombre coeur chaud), Fifteen Minutes Hate (Les Quinze minutes de la haine), Scrubbed (Décrassage) et Corrigé.

LIENS INTERNET

Site personnel :

https://richwlarson.tumblr.com/ (consulté en septembre 2019)

Encyclopedia of Science Fiction :

rien (consulté en septembre 2019)

Internet Speculative Fiction Data Base :

https://www.isfdb.org/cgi-bin/ea.cgi?186607 (consulté en septembre 2019)

Wikipedia :

rien (consulté en septembre 2019)

NooSFere :

https://www.noosfere.org/livres/auteur.asp?numauteur=2147202993&niveau=nouvelles (consulté en septembre 2019)

Quarante-Deux :

rien (consulté en septembre 2019)