Peter Watts

BIOGRAPHIE

Peter Watts est né le 25 janvier 1958, à Calgary, dans l'Alberta, Canada, benjamin d'une fratrie de trois. Son père était un pasteur baptiste à l'esprit ouvert et le moins qu'on puisse dire est qu'il n'a pas gardé de bons souvenirs de sa mère, femme au foyer.

Ses études en biologie ont été couronnées par une licence en sciences en 1980 et un master 2 en 1983, tous deux à l'Université de Guelph, dans l'Ontario, puis, en 1991, un doctorat en zoologie et écologie des ressources à l'Université de la Colombie britannique, à Vancouver. Sa thèse portait sur le comportement des phoques communs. Il a ensuite donné des cours à Guelph dans le cadre de son post-doc et a fait de la recherche à l'Université de Colombie britannique mais a abandonné pour des raisons de principe un an et demi plus tard. Ce départ a par ailleurs marqué ses débuts en tant qu'auteur de science-fiction.

Sa première rencontre avec la science-fiction a eu lieu aux alentours de huit ans avec une adaptation de Jules Verne. Il s'est alors mis à lire tout ce que pouvait lui offrir la bibliothèque locale. Vers douze-treize ans, il a découvert Asimov, Clarke, Bradbury et Heinlein. Sa première nouvelle publiée a été A Niche (en français : Une Niche, dans l'anthologie canadienne Tesseracts 3 (octobre 1990) après un refus de Stanley Schmidt, d'Analog. Son deuxième texte a attendu deux ans pour paraître et son premier roman, Starfish, est sorti en 1999.

Depuis un incident avec des gardes-frontière relaté dans En Route vers la dystopie avec l'optimiste en colère (Voir rubrique Sélection d'essais), Peter Watts est interdit de séjour aux États-Unis.

Depuis août 2011, il est l'époux de l'autrice canadienne Caitlin Sweet.

L'essentiel de ces renseignements provient de la longue et indispensable interview parue dans Bifrost 93, janvier 2019, dont le dossier est consacré à Peter Watts.

Autres sources : site personnel de Peter Watts (consulté en septembre 2019), Locus, mars 2008 (consulté en septembre 2019)

UNIVERS

- Rifters (SF)

Dans un avenir proche, dans un monde assailli par des crises écologiques et énergétiques, les rifteurs sont des équipes d'humains sélectionnés pour travailler dans des centrales sous-marines.

- Vision Aveugle / Blindsight / Firefall (SF)

Autres appellations données par Peter Watts lui-même : The Consciousnundrum Trilogy ou Blinopraxia (Bifrost 93)

Le 13 février 2082, des milliers de sondes extraterrestres surnommées les Lucioles sont apparues, ont pris la Terre en photo et ont disparu aussi soudainement. Puis le monde reprend ses habitudes avec certains qui goûtent à l'immortalité numérique offerte par le Paradis. Des années plus tard, une expédition est envoyée de la Terre, sous forme de trois vagues successives.

L'avis de FeydRautha sur l'ensemble du cycle (consulté en janvier 2020)

- Sunflower Cycle (SF), seulement en nouvelles

Dans son entretien avec Erwann Perchoc pour Bifrost, Peter Watts explique la genèse de ce cycle. Le point de départ a été les portails spatiaux construits par des civilisations disparues et devenus communs dans les romans et séries TV, un des exemples les plus évidents étant Stargate. Dans The Freeze-Frame Revolution [Voir rubrique Chapbooks], il commence à expliquer les conditions dans lesquelles ces portails ont été édifiés. Très vite, cette mission prévue pour des milliards d’années est confiée à des IA qui supervise des équipages humains. Évidemment, comme on est chez Peter Watts, tout part en vrille.

ROMANS

R.01 Starfish (univers Rifters), Tor, juillet 1999

Traduction : Starfish, traduit par Gilles Goullet, Fleuve Noir, coll. Rendez-vous Ailleurs, septembre 2010

Lien Internet (consulté en avril 2019)

En cette fin de la décennie 2040, les besoins énergétiques de la planète ont conduit à l'ouverture de la centrale géothermique Beebe sur une dorsale de l'océan pacifique. C'est là qu'opèrent Lenie Clarke et son petit groupe de rifteurs, des individus génétiquement améliorés pour supporter leurs conditions d'existence et de travail à trois mille mètres de profondeur. Sans le leur dire, la société ARE qui les emploie les a également choisis pour leurs profils psychologiques à problèmes : dépendance au traumatisme liée à un viol dans l'enfance, pédophilie, tendances suicidaires ... La visite du psychologue Sanlon, à la suite de la disparition d'un des rifteurs, ne va pas contribuer à améliorer une ambiance déjà très tendue et son départ aura des conséquences aussi inattendues que tragiques. (P.C.)

Dans son interview publiée dans Bifrost 93, Peter Watts précise qu'il n'avait jamais envisagé une suite, encore moins d'entamer une trilogie. C'est à la demande de David Hartwell qu'il écrivit Maelstrom (en français : Rifteurs).

L'avis d'Apophys (consulté en janvier 2020)

* Prix Locus 2000 : 3e place (meilleur premier roman)

* Prix Aurora 2000 : nomination (meilleur livre en anglais)

* Prix Campbell Memorial 2000 : mention honorable (meilleur roman SF)

R.02 Maelstrom (univers Rifters), Tor, octobre 2001

Traduction : Rifteurs, traduit par Gilles Goullet, , Fleuve Noir, coll. Rendez-vous Ailleurs, octobre 2011

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Après l'explosion nucléaire qui a détruit la station Beebe, Lenie Clarke rejoint la côte, persuadée qu'elle était la cible de l'attaque, et se retrouve parmi les milliers de réfugiés, victimes du tsunami et droguées par les autorités pour mieux les contrôler. Elle-même ignore qu'elle va être la cause d'une catastrophe. Pendant ce temps, sur ce qui était jadis Internet et est devenu Maelström, un étrange programme se reproduit à une vitesse exponentielle. De son côté, Achille Desjardins, un transgresseur c'est-à-dire un spécialiste de la gestion des crises, lui aussi génétiquement amélioré, repère une série de quarantaines dues à un pathogène inconnu. (P.C.)

L'avis d'Apophys (consulté en janvier 2020)

* Prix Locus 2002 : 24e place (meilleur roman SF)

* Prix Aurora 2002 : nomination (meilleur livre en anglais)

R.03 ßehemoth, Book One : B-max (univers Rifters), Tor, juillet 2004

R.04 ßehemoth, Book Two : Seppuku (univers Rifters), Tor, janvier 2005

Traduction : ßehemoth (traduction des deux volumes ), traduit par Gilles Goullet, Fleuve Noir, coll. Rendez-vous Ailleurs, novembre 2012

Lien Internet (comprend les deux volumes, consulté en avril 2019)

Cinq ans après les évènements de Rifteurs, ßéhémoth, le virus ramené par Lenie Clarke du fond des abysses, a causé l’effondrement de l’Amérique du Nord. La guerre de trente minutes a éclaté à Rio tandis que les émeutes se multiplient en Europe et que la Chine ne donne aucun signe de vie. Sur Maelström, une entité pensante a fait de Lenie la Madone du Désastre adulée dans le monde entier. Lenie, aidée du rifteur Lubin, se dit qu’elle est la seul à pouvoir faire face à la menace. Desjardins, quant à lui, découvre un péril encore pire que ßéhémoth, un virus nommé Seppuku. (P.C.)

R.05 Blindsight (univers Vision Aveugle), Tor, octobre 2006

Traduction : Vision Aveugle, traduit par Gilles Goullet, Fleuve Noir, coll. Rendez-vous Ailleurs, avril 2009

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le 13 février 2082, des milliers de sondes extraterrestres surnommées les Lucioles sont apparues, ont pris la Terre en photo et ont disparu aussi soudainement. Puis le monde reprend ses habitudes avec certains qui goûtent à l'immortalité numérique offerte par le Paradis. Des années plus tard, un engin intercepte un message émis de la Ceinture de Kuiper à destination d'une cible qu'on désigne sous le nom de Burns-Caulfield. Une expédition est envoyée de la Terre, sous forme de trois vagues successives. La troisième consiste en un vaisseau, le Thésée, dont l'équipage se compose de cinq post-humains : leur chef Jukka Sarasti, une réincarnation génétiquement modifiée de vampire interfacé avec l'IA, le Gang des Quatre, une linguiste aux personnalités multiples, Isaac, un biologiste qui s'interface aux machines, Amanda, une militaire pacifiste et le narrateur, Siri Keeton, un synthétiste chargé d'augmenter l'intelligibilité de l'information à qui on a retiré la moitié du cerveau dans son enfance. Pendant leur sommeil artificiel, le Thésée, obéissant aux ordres, a changé de direction. Ils sont maintenant à l'approche de leur cible surnommée Big Ben. Jukka Sarasti leur apprend que lle Thésée a reçu un ping, quelqu'un ou quelque chose les a repérés. (P.C.)

Page Wikipedia

L'avis de FeydRautha

L'avis de Gromovar

* Prix Locus 2007 : 3e place (meilleur roman SF)

* Prix Campbell Memorial 2007 : 3e place (meilleur roman SF)

* Prix Hugo 2007 : 5e place (meilleur roman)

* Prix Sunburst 2007 Sunburst Award : nomination

* Prix Aurora 2007 : nomination (meilleur livre en anglais)

R.06 Crysis : Legion (d'après le jeu vidéo Crysis), Del Rey / Ballantine, mars 2011

"[...] C’est un jeu qui s’est développé de la même manière que la plupart des jeux vidéo : en plein milieu du truc, le studio Crytek s’est rendu compte qu’il manquait une histoire pour articuler les missions. Il faut croire que j’avais des fans dans ce studio : l’un d’eux m’a contacté pour savoir si j’étais intéressé de rejoindre l’équipe pour réparer le scénario. Évidemment, j’ai bondi sur l’occasion.

Sans que personne ne le sache, Electronic Arts — le distributeur du jeu — s’inquiétait des deadlines et avait joint Richard Morgan (auréolé par Carbone modifié), avec l’intention de lui proposer le même job. Richard avait déjà bossé pour eux par le passé et représentait donc une valeur sûre (aidé par le fait qu’il ait bien plus de succès que moi en tant qu’auteur). Soudain, nous étions deux auteurs à rivaliser pour le même boulot ; Richard a obtenu le scénario, mais les gens de Crytek m’appréciaient suffisamment pour me confier la novélisation. Tout s’est bien passé, j’ai rencontré de nouveaux amis — dont Richard —, et ce taf m’a amené à en faire au moins un autre. Je ne me plains pas." (Peter Watts, Bifrost 93)

R.07 Echopraxia (univers Vision Aveugle), Tor / SFBC, août 2014

Traduction : Echopraxie, traduit par Gilles Goullet, Fleuve Noir, juin 2015

La situation sur Terre n'a cessé de se dégrader depuis la Nuit des Lucioles. Quatorze ans plus tard, pendant que le Thésée continue son périple, le parasitologue Daniel Brüks ne se pardonne pas sa responsabilité dans une épidémie qui a causé des milliers de morts et poursuit ses recherches dans le désert de l’Oregon. Rendu inquiet par des déplacement d'individus invisibles plus rapides que des humains, il se réfugie dans un monastère proche, tenu par des bicaméraux, des post-humains qui mettent en commun leur esprit pour ne plus en former qu'un, comme dans une ruche. Au moment où un missile va atteindre le monastère, Brüks se joint à un groupe qui embarque à bord d'une capsule de sauvetage avant de se retrouver sur un monstrueux vaisseau, la Couronne d’Épines. Il y a là la vampire Valérie et son escorte de zombies, une douzaine de moines, leur ambassadrice, la biologiste Lianna et un militaire, Jim Moore, le père de Siri Keeton. Leur destination : Icare, l'immense panneau solaire qui alimente en énergie la Terre. (P.C.)

L'avis d'Apophys

L'avis de Gromovar

* Prix Locus 2015 : 12e place (meilleur roman SF)

* Prix Aurora 2015 : nomination (meilleur livre en anglais)

* Prix Sunburst 2015 : nomination

R.00 Firefall (univers Vision Aveugle), Head of Zeus, septembre 2014

volume omnibus regroupant : Blind Sight ; Echproaxia

R.?? Intelligent Design, projet évoqué dans l'interview publiée dans Bifrost 93.

"Le roman avec le biologiste marin [...] parlerait d’économie, d’un calmar géant génétiquement modifié, de biologie pour bricoleurs et du miracle de l’Évolution. Cela prendrait la forme, toujours appréciée, d’un techno-thriller : écrire de façon maligne ne m’a pas rendu riche, l’idée est donc d’écrire de façon plus populaire. Intelligent Design se situerait dix ans dans le futur. Malheureusement, ça fait dix ans que j’essaie d’écrire ce bouquin." (Peter Watts)

R.?? Omniscience (univers Vision Aveugle), projet évoqué dans l'interview publiée dans Bifrost 93.

"le dernier volume de la série initiée par Vision aveugle et Échopraxie [...]. Je n’en ai écrit aucune ligne, mais je dispose de bien plus de notes que pour ID. J’ai un début qui déchire, un twist génial à la moitié de l’intrigue — avec des indices disséminés dans les deux premiers livres et que personne n’a remarqués —, et cinq fins différentes, toutes contradictoires et que je ne parviens pas à départager. Ce qui se passe entretemps reste encore vague, mais sans trop en divulguer, sache que Siri Keeton revient chez lui et retrouve son père." (Peter Watts, Bifrost 93)

RECUEILS DE NOUVELLES

2001 Ten Monkeys, Ten Minutes, Tesseract Books, janvier 2001

Contient : A Niche (1990) ; Fractals ; The Second Coming of Jasmine Fitzgerald (1998) ; Bulk Food (2000) ; Nimbus (1994) ; Flesh Made Word (1994) ; Ambassador ; Bethlehem (1996) ; Home (1999)

2013 Beyond the Rift, Tachyon Publications, novembre 2013

Contient : A Niche (1990) ; A Word for Heathens (2004) ; Ambassador (2001) ; Flesh Made Word (1994) ; Hillcrest v. Velikovsky (2008) ; Home (1999) ; Mayfly (2005, avec Derryl Murphy) ; Nimbus (1994) ; Outtro: En Route to Dystopia with the Angry Optimist (2013, essai) ; Repeating the Past (2007) ; The Eyes of God (2008) ; The Island (2009) ; The Second Coming of Jasmine Fitzgerald (1998) ; The Things (2010)

* 2014 Locus Award 17e place (best collection)

* 2014 Sunburst Award honorable mention (adult)

2016 Au-delà du Gouffre (seulement en France), recueil composé par Ellen Herzfeld & Dominique Martel, plusieurs traducteurs (voir rubrique Sélection de récits pour le détail), Le Bélial’, collection Quarante-Deux, novembre 2016

Contient : Raisonnement, suite (par Quarante-Deux) ; Le Malak (Malak) ; Ambassadeur (Ambassador) ; Nimbus (Nimbus) ; Le Second avènement de Jasmine Fitzgerald (The Second Coming of Jasmine Fitzgerald) ; L'Île (The Island) ; Éclat (Hotshot) ; Géantes (Giants) ; Un mot pour les païens (A Word for Heathens) ; Chair faite parole (Flesh Made Word) ; Les Yeux de Dieu (The Eyes of God) ; Hillcrest contre Velikovski (Hillcrest v. Velikovski) ; Éphémère (Mayfly, avec Derryl Murphy) ; Le Colonel (The Colonel) ; Une niche (A Niche) ; Maison (Home) ; En route vers la dystopie avec l'optimiste en colère (En Route to Dystopia with the Angry Optimist) ; Dieu et les machines : les nouvelles de Peter Watts (par Jonathan CROWE) ; Bibliographie des oeuvres de Peter Watts (1958- par Alain Sprauel)

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L'avis d'Apophys

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CHAPBOOKS

2014 The Colonel (univers Vision aveugle), Tor, juillet 2014

Traduction : Le Colonel, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

L’alerte se déclenche à l’arrivée des insurgés qui ont encerclé l’installation. Un méli-mélo de citernes et de tours dans une clairière, et un cordon ombilical qui monte mollement dans le ciel depuis la station de pompage. Huit kilomètres plus loin, il gave un aérostat qui vomit des sulfates dans l’atmosphère. Le périmètre est protégé par des défenses.

Les insurgés jettent des sacs de couchage sur les barbelés pour les escalader. De la boue isolante modifie leur profil thermique et empêche le déclenchement des alarmes. Le colonel et la lieutenante s’interrogent sur leur objectif. Le problème avec les esprits des ruches, c’est que leurs plans sont trop vastes pour tenir dans un seul cerveau. Les insurgés sont maintenant à l’intérieur du périmètre. Le colonel comprend alors que la boue est également une biopâte, ils vont s’en prendre à l’ombilical. Mais que veulent-ils faire de l’aérostat ? Il donne l’ordre de vider les citernes, et le sulfure d’hydrogène se déverse sur les assaillants qui, à l’aide d’armes en os et céramique indétectables, essaient de produire une étincelle qui mettra le feu à l’hydrogène sulfuré. La plupart mourront mais certains survivront peut-être pour accomplir leur mission. Pendant quelques secondes, le colonel pense que ça va fonctionner, mais les uns après les autres les corps sont détruits. (P.C.)

2018 The Freeze-Frame Revolution (novella, univers Sunflower Cycle), Tachyon Publications, juin 2018

"Le Road Trip Ultime

Avez-vous jamais pensé à eux ? Aux Progéniteurs, aux Précurseurs — qu’importe le nom que vous leur avez choisi cette semaine —, ces dieux anciens et disparus qui ont laissé derrière eux leurs portails et leurs autoroutes galactiques pour votre plaisir ?

Avez-vous jamais cessé de vous demander ce qu’ils ont vécu ?

Pas d’hyperespace de seconde main pour eux. Pas d’épaule de géant sur lesquelles se dresser. Ils rampent à travers la galaxie, pareils à des fourmis, en sommeil pendant des siècles, se réveillant juste assez longtemps pour lancer un autre chantier dans les débris d’autres systèmes solaires. Ils vivent le long d’instants répartis au fil des siècles, au service d’ancêtres morts depuis une éternité, pour des descendants n’ayant plus rien de commun avec eux. Ce ne sont pas des dieux. Ce sont des ouvriers, des hommes des cavernes vivant dans des astéroïdes évidés, lancés dans une mission sans fin pour étendre un empire posthumain qui ne répond même plus à leurs appels.

Peut-être qu’au bout d’une poignée de millions d’années, ils en ont eu marre et ont décidé de jeter l’éponge.

Peut-être qu’ils n’en ont pas le droit." (4e de couverture rédigée par Peter Watts, rejetée par l'éditeur, citée dans Bifrost 93)

L'avis de FeydRautha

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* Prix Locus 2019 : 9e place (meilleure novella)

SÉLECTION DE RÉCITS

Voir bibliographie complète par Alain Sprauel dans Bifrost 93, janvier 2019

1991 A Niche (novelette, univers Rifters), anthologie Tesseracts 3, ed. Candas Jane Dorsey & Gerry Truscott, octobre 1990

Traduction : Une Niche, traduit par Gilles Goullet, Bifrost n° 54, avril 2009, repris dans le recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Lenie Clarke et Jeanette Ballard sont deux rifteuses, des êtres génétiquement et cybernétiquement adaptés à leur travail sous-marin. À trois mille mètres de profondeur, elles s’occupent de la maintenance de la centrale géothermique expérimentale Beebe, située près de la faille Juan de Fuca, dans le Pacifique. Leurs yeux sont couverts de calottes cornéennes et leur poumon gauche est remplacée par une machine de plastique et de métal.

Lors d’une inspection à l’extérieur de la station, Lenie est attaquée par un poisson gigantesque. Ballard se porte à son secours et tue le monstre, dont la fragilité égale la taille. Elle s’étonne du manque de réaction de Lenie qui, de son côté, se dit qu’une fois de plus elle l’a bien cherché. La proximité entre les deux femmes et les menaces permanentes de l'océan ne peuvent qu'exacerber les tensions au sein de la station. (P.C)

Ce récit correspond aux premiers chapitres Constrictor et Une Niche de la première partie du roman Starfish. Dans son interview publiée dans Bifrost 93, Peter Watts précise d'ailleurs qu'il a toujours considéré cette nouvelle comme un galop d'essai pour un roman qui devint Starfish.

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

Repris dans l'anthologie Northern Stars: The Anthology of Canadian Science Fiction, ed. David G. Hartwell & Glenn Grant, septembre 1994

Repris dans l'anthologie Aurora Awards: An Anthology of Prize-Winning Science Fiction & Fantasy, ed. Edo van Belkom, octobre 1999

Repris dans l'anthologie The Hard SF Renaissance, ed. David G. Hartwell & Kathryn Cramer, novembre 2002

* Prix Aurora 1992 (meilleure nouvelle en anglais, ex-aequo avec Breaking Ball, de Mike Skeet)

1994 Flesh Made Word (nouvelle, SF), Prairie Fire, été 1994

Traduction : Chair Faite Parole, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Russ Wescott est un chercheur qui étudie les derniers instants des agonisants, humains ou animaux. Sa compagne, Lynne interrompt une de ses expériences pour lui annoncer que son chat Zombie a été heurté par une voiture et est condamné. Le vétérinaire demande sa présence pour l’endormir. Sa station de travail, e pruntant la voix de sa femme Carol décédée il y a dix ans, lui dit qu’un certain Mosby veut l’interviewer à l’aide d’un programme de conversation.

Lynne veut réconforter Russ, mais celui-ci dit qu’il va bien. De toute façon, il regarde sans cesse des gans mourir. De plus, il en a assez de gens qui parlent d’amour pour cacher qu’il s’agit d’éviter de lourdes dépenses.

Il explique au programme de Mosby le but de ses recherches : mettre au point le modèle fonctionnel d’un esprit. En lui-même, Russ complète : peu importe de quoi on meurt, le final est toujours le même, il est inutile d’être humain, avoir un néo-cortex suffit. (P.C.)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

1994 Nimbus (nouvelle, SF), On Spec., été 1994, mai 1994

Traduction : Nimbus, traduit par Elisabeth Vonarburg, Solaris n° 143, septembre 2002, repris dans l'anthologie Utopiales 2013, ActuSF, septembre 2013

Nouvelle traduction par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le narrateur regarde sa fille Jessica qui lui rappelle sa femme Anne, morte il y a huit ans. A l’aide de son récepteur, Jess est branchée sur les nuages, annonciateurs d’une de ces tempêtes qui ravagent désormais la Terre et en ont complètement changé le visage.

Du jour au lendemain, sans que personne en comprenne la cause, les nuages ont cessé d’être ce qu’ils étaient auparavant et semblent avoir acquis une conscience collective. Le narrateur et Jess restent à proximité de leur maison fortifiée par un exosquelette. Il se souvient d’Anne expliquant que c’était la vengeance des anciens dieux de la nature. (P.C.)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Repris en podcast dans StarShipSofa #262, octobre 2012

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

1995 Fractals, or: Reagan Assured Gorbachev of Help Against Aliens (nouvelle, SF), On Spec., printemps 1995

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

1996 Bethlehem (nouvelle, SF), anthologie Tesseracts 5, ed. Robert Runté & Yves Meynard, décembre 1996

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

* Prix Aurora 1997 : nomination (meilleure nouvelle en anglais)

1998 The Second Coming of Jasmine Fitzgerald (novelette, SF), anthologie Divine Realms: Canadian Science Fiction & Fantasy, ed. Susan MacGregor, janvier 1998

Traduction : Le Second Avènement de Jasmine Fitzgerald, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Lorsque les policiers arrivent sur la scène du crime, Jasmine Fitzgerald, thésarde en solutions globales de la relativité générale, se tient devant le cadavre de son mari qu’elle a éventré. Elle ne fait que répéter : « Il fallait que je le sauve. » D’après les voisins, c’était un couple tranquille, il était malade depuis quelque temps et ils s’aimaient profondément.

Au commissariat, le docteur Myles Thomas l’interroge. Elle affirme ne pas être folle, elle a seulement subi un changement de paradigme. Son mari souffrait et était en train de mourir. Elle a voulu mettre fin à ses souffrances, mais elle a « merdé », elle ne comprend rien au débogage. (P.C.)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

1999 Home (nouvelle, univers Rifters), On Spec., printemps 1999

Traduction : Maison, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Il a oublié ce qu’il est, mais cela n’a aucune importance, au fond de l’eau. Plus rien ne descend par le cortex, tout ce qu’il reste est purement reptilien. Il mange ce qu’il trouve et reste hydraté grâce aux désalinisateurs et aux recycleurs. Le reptile ignore où il va ou pourquoi mais il sait comment y arriver. Il meurt petit à petit, mais cela ne le dérange pas. Soudain, il perçoit un bruit qui s’intensifie, il est aveuglé par une explosion lumineuse mais ses calottes oculaires s’assombrissent automatiquement. Un message automatuqe signale qu'il est à la station Linke, suivi d'une voix. « Judy Carasco ? C’est Jeanette Ballard. » Le reptile se souvient alors avoir été jadis une femme. Ballard lui dit qu’elle a été portée disparue à Juan de Fuca et qu’elle a parcouru plus de trois mille kilomètres. Mais est-il encore temps de sauver ce qui reste de Judy Carasco ? (P.C.)

Ce récit sera utilisé dans le roman Starfish, pour le début du chapitre Reptile et la fin du chapitre Projecteur. Dans la nouvelle, la créature est censée être Judy Carasco et c’est Jeanette Ballard qui vient vers elle, tandis que, dans le roman, il s’agit de Gerry Fisher. et c’est son double intérieur, Shadow, qui s’adresse à lui.

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

2000 Bulk Food (novelette, avec Laurie Channer), On Spec., automne 2000

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Repris dans le recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

2001 Ambassador (nouvelle, SF), recueil Ten Monkeys, Ten Minutes, janvier 2001

Traduction : Ambassadeur, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le premier contact avec ceux d’Epsilon Eridani devait sauver la Terre de toute maladie et l’intégrer à une vaste Fraternité Galactique. En fait, cela transforma le narrateur, à bord de son vaisseau, le Zombie, en bête traquée, à la suite de sa rencontre avec une sorte d’arbre mort de trois cent cinquante mètres de haut avec six branches partant du tronc. Lorsqu’il a essayé de prendre contact, son ordinateur a crashé et le doppler a détecté l’arrivée du premier missile. Il a alors sauté à l’aveuglette devant celle qu’il surnomme Kali. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

2004 A Word for Heathens (novelette, SF), anthologie ReVisions, ed. Julie E. Czerneda & Isaac Szpindel, août 2004

Traduction : Un Mot pour les Païens, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le narrateur, qui porte le titre de Préteur, achève de détruire par le feu les infidèles réfugiés dans une chapelle. Jamais il ne s’est autant senti investi par la présence divine. Tandis que son fidèle Isaïe semble mal à l’aise et que le reste de sa garde éteint l’incendie, un homme tente de se jeter dans le champ de sustentation magnétique du tramway, sachant que les champs magnétiques précisément modulés permettent de se relier au divin. C’est en vain, n’importe quelle bobine n’ouvre pas la porte à la rédemption. Le préteur pense à Trajan, son modèle, passé de Préfet à Général, qui a été victime d’un attentat et dont on prépare les funérailles. Quand il descend sur le quai, deux agents se dirigent vers lui et lui annoncent qu’ils vont le conduire auprès de l’évêque. Il comprend qu’il est en état d’arrestation. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

2005 Mayfly (nouvelle, SF, avec Derryl Murphy), anthologie Tesseracts 9, ed. Nalo Hopkinson & Geoff Ryman, juin 2005

Traduction : Éphémère, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Des caméras observent Jeannie, une fillette de quatre ans, qui se trouve dans une pièce nue ainsi que ses parents, chacun d’un côté de la pièce. Sur un autre continent, Stavros Mikalaides observe la scène. La fillette hurle aux adultes qu’elle les déteste. La femme, Kim, essaie de la calmer tandis que l’homme, Andrew Goravec, reste de marbre. Stavros se dit qu’ils ne la méritent pas. Jeannie se mord un doigt jusqu’à l’os et s’effondre, les yeux révulsés. Andrew se sert de sa télécommande pour la désactiver. Kim prend dans ses bras sa fille dont le crâne est relié par un câble à un serveur.

Stavros se considère comme le libérateur de Jeannie, l’homme qui lui a permis de connaître, même brièvement, un monde à l’air virtuel doux et aux liens inexistants. Pour lui, elle est bien plus qu’un simple projet de Terracon. Il se demande à quoi ce la ressemble pour Jeannie. En se libérant de son existence charnelle, elle s’est réveillée dans un monde où les lois de la physique n’ont plus cours. Elle vit dans un monde où tout peut arriver. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

Repris dans l'anthologie The Year's Best SF : Twenty-Third Annual Collection, ed Gardner Dozois, juillet 2006

* Prix Auroar 2006 : nomination (meilleure nouvelle en anglais)

2007 Repeating the Past (nouvelle, SF), Nature, 29 novembre 2007

Lien Internet (consulté en avril 2019)

L’adolescent a commis un acte impardonnable sur la tombe de son oncle. Comme d’habitude, sa mère se le reproche. Son grand-père avait accepté qu’il échange le chophar qu’il lui avait offert contre un casque eMotiv ou qu’il se lie d’amitié avec ces petits durs au crâne rasé et aux propos injurieux. Il n’aurait pas pardonné le swastika sur la console mais son éducation relevait de sa mère, après tout. Et puis, les livres d’histoire ne peuvent traduire la monstruosité d’un génocide. Il n’y était pas, en 2017, il ne peut pas comprendre. Mais quand les policiers ont ramené l’adolescent du cimetière, son grand-père a cessé de lui trouver des excuses.

Alors que sa fille pleure, il sait ce qu’il doit faire. Il a été médecin, même s’il est maintenant retraité, et a accès au laboratoire de celle-ci qui pratique le même métier. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

Repris en podcast dans StarShipSofa #23, avril 2008

Repris dans l'anthologie Year's Best SF 13, ed David G. Hatwell & Kathryn Cramer, juin 2008

Repris dans l'anthologie Distant Early Warnings: Canada’s Best Science Fiction, ed. Robert J. Sawyer, août 2009

2008 The Eyes of God (nouvelle, SF), anthologie The Solaris Book of New Science Fiction : Volume Two, ed. George Mann, mars 2008

Traduction : Les Yeux de Dieu, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Le narrateur se trouve dans la file d’attente d’un aéroport. L’adoption du système SWank a accéléré les contrôles de sécurité. Certes, il y a quelques inconvénients que rappelle le service vocal de Wesjet : ceux qui souffrent d’épilepsie, de dysfonctionnement cochléaire ou de syndrome de Grey doivent se signaler. Par ailleurs, la compagnie n’est pas responsable d’effets secondaires indésirables et ceux qui ne veulent pas se faire scanner doivent renoncer au voyage sans possibilité de remboursement. Tandis que la file progresse, le narrateur se répète : « Je ne suis pas un criminel. Je n’ai rien fait de mal. » Mais il est convaincu que la buzzbox va le dénoncer quand même. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

Repris dans l'anthologie Distant Early Warnings : Canada’s Best Science Fiction, ed. Robert J. Sawyer, août 2009

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy, 2009 Edition, ed. Rich Horton, janvier 2010

2008 Hillcrest v. Velikovsky (nouvelle, SF), Nature, 24 juillet 2008

Traduction : Hillcrest contre Velikovski, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

On a diagnostiqué à Lacey Hillcrest, fervente pentecôtiste, un cancer de la lymphe inopérable, destiné à l’emporter en six mois. Cinq ans plus tard, elle était encore en vie et sa survie fut attribuée à une croix sensée renfermer un fragment de la vraie croix du Golgotha. Un jour, elle se rendit dans le Musée du Charlatanisme et de la pseudoscience d’un certain Linus C. Velikovski. Elle devint ensuite d’humeur taciturne et mourut un mois plus tard.

A la suite de ces faits, Velikovski est accusé d’homicide par négligence. (P.C.)

Repris dans le recueil Beyond the Rift, novembre 2013

2009 The Island (novelette, univers Sunflower Cycle), anthologie The New Space Opera 2, ed. Gardner Dozois & Jonathan Strahan, juillet 2009

Traduction : L'Ile, traduit par Pierre-Paul Durastanti, Bifrost n° 61, janvier 2011, repris dans le recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le narrateur/ narratrice reprend conscience à bord de l’Eriophora. Son réveil, imprévu, a été décidé par l’IA qu’il surnomme le Chimp car le prochain chantier pose un problème. Celui qui l’a réveillé dit être son fils et s’appeler Dixon. Celui-ci s’étonne de l’entendre parler, lui-même préfère rester connecté, c’est plus rapide. Tous deux observent la cuve. La naine rouge vers laquelle ils se dirigent envoie un signal régulier que personne ne parvient à interpréter.

Le narrateur/ narratrice fait réassigner les vons, machines de von Neumann, pour obtenir plus de détail et se replonge dans un sommeil de dix mois en attendant les résultats. A son réveil, il comprend que quelque chose s’interpose entre eux et l’étoile. (P.C.)

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year Volume Four, ed. Jonathan Strahan, mars 2010

Repris dans l'anthologie Year's Best SF 15, ed David G. Hartwell & Kathryn Cramer, mai 2010

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy: 2010, ed. Rich Horton, juin 2010

Repris dans l'anthologie The Year's Best SF : Twenty-Seventh Annual Collection, ed Gardner Dozois, juillet 2010

Repris dans l'anthologie Twenty-First Century Science Fiction, ed David G. Hartwell & Patrick Nielsen Hayden, novembre 2013

Repris dans l'anthologie The Final Frontier, ed. Neil Clarke, juillet 2018

* Prix Hugo 2010 : victoire (meilleure novelette)

* Prix Locus 2010 : 3e place (novelette)

* Prix Theodore Sturgeon 2010 : nomination

* Prix Imaginaire 2012 : nomination (nouvelle étrangère)

2010 The Things (novelette, SF + horreur), Clarkesworld, janvier 2010

Traduction : La Chose, traduit par Roland C. Wagner, Utopiales 2010, ActuSF, novembre 2010

Traduction révisée par Quarante-Deux sous le titre Les Choses, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Vient ensuite « La chose », de Peter Watts, qui part d'un postulat original : raconter « La Chose », le film de John Carpenter... depuis le point de vue de la chose, justement ! Idée de narration intéressante, mais qui tournerait sans doute à vide assez rapidement si Watts ne s'était servi de ce prétexte pour proposer une réflexion, forcément iconoclaste puisqu'initiée par une entité extraterrestre, sur l'âme, la création, et l'Homme, ce « cancer pensant ».” (Bruno Para, NooSFere, décembre 2010)

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year Volume Five, ed. Jonathan Strahan, mars 2011

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy 2011, ed. Rich Horton, juin 2011

Repris dans l'anthologie The Year's Best SF : Twenty-Eighth Annual Collection, ed Gardner Dozois, juillet 2011

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Dark Fantasy & Horror: 2011, ed. Paula Guran, août 2011

* Prix BSFA : nomination (meilleure nouvelle)

* Prix Shirley Jackson 2011 : victoire (meilleure nouvelle)

* Prix Locus 2011 : 2e place (meilleure nouvelle)

* Prix Hugo 2011 : 3e place (meilleure nouvelle)

* Prix Theodore Sturgeon 2011 : 3e place

2010 Malak (nouvelle, SF), anthologie Engineering Infinity, ed. Jonathan Strahan, décembre 2010

Traduction : Le Malak, traduit par Pierre-Paul Durastanti, Bifrost n° 64, octobre 2011, repris dans le recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

L’objet sur le fuselage duquel est gravé le nom Azraël connaît trois couleurs : vert amical, bleu neutre et rouge hostile. L’IA qu’il héberge calcule en permanence les évaluations de danger. Il ne manifeste aucune émotion ,qu’il s’agisse de tuer ou d’attendre. Soudain, le malak reçoit une nouvelle destination et une nouvelle cible.

Ses paramètres changent. Brusquement, le bleu apparaît partout et, surtout, le bleu acquiert de la valeur. Dorénavant, Azraël doit comparer les dommages collatéraux à la valeur des cibles. Non que cela importe, la mission se poursuit, et les Hostiles sont détruits, de même que des Non-combattants. (P.C.)

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year Volume Six, ed. Jonathan Strahan, mars 2012

Repris en podcast dans StarShipSofa #244, juin 2012 ; lien Internet (consulté en avril 2019)

Repris dans l'anthologie Imaginarium 2012: The Best Canadian Speculative Writing, ed. Halli Villegas & Sandra Kasturi, juillet 2012

Repris dans Forever #35, décembre 2017

2013 Firebrand (nouvelle, SF), anthologie Twelve Tomorrows, ed. Stephen Cass, octobre 2013

"Une souche de microbes destinée à produire des biocarburants échappe à tout contrôle, se retrouve dans les intestins humains et provoque une épidémie de combustion spontanée. C’est raconté par les employés qui ont été chargés d’étouffer l’affaire [...]." (Pascal J. Thomas, KWS 80, juillet 2017)

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy 2014 Edition, ed. Rich Horton, juin 2014

Repris dans Forever #1, février 2015

2013 Giants (novelette, univers Sunflower Cycle), anthologie Extreme Planets, ed. David Convers, David Kernot & Jeff Harris, décembre 2013

Traduction : Géantes, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le narrateur réveille Hakim de son sommeil artificiel. Les retrouvailles sont plus que fraîches. Hakim reproche à son interlocuteur d’avoir joué le rôle du traître dans la révolte des humains contre le Chimp, qui s’est terminée par une défaite et la suppression de leur mode de communication instantané en réseau (épisode mentionné dans L’Île). En regardant la cuve tactique, il prend conscience de la situation. La trajectoire de l’Eriophora la mène vers une planète géante glacée, baptisée par le narrateur Thulé, à bâbord et une géante rouge, surnommée Surtr, beaucoup plus grosse, loin derrière. Pour Hakim, c’est clair, ils vont percuter. (P.C.)

Repris dans Clarkesworld #96, septembre 2014

Repris dans l'anthologie Imaginarium 4: The Best Canadian Speculative Fiction, ed. Sandra Kasturi & Jerome Stueart, mars 2016

2014 Hotshot (novelette, univers Sunflower Cycle), anthologie Reach for Infinity, ed. Jonathan Strahan, mai 2014

Traduction : Éclat, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Sunday Ahzmundin a été formée dès sa petite enfance au rôle qui lui sera assigné plus tard : installer des portails à trou de ver. Mais Sunday est une enfant rebelle qui supporte mal de voir son avenir tracé à l’avance, comme le montrent ses deux entretiens avec un psychologue, à la suite d’une altercation avec son camarade Kaï et d’une tentative de suicide. Elle a maintenant trente-six ans et annonce à Kaï qu’avant de partir pour les étoiles, elle a décidé d’accepter le voyage de trois mois dans le soleil qu’on lui a proposé. (P.C.)

2014 The Colonel (novelette, univers Vision Aveugle), Tor.com, 29 juillet 2014

Traduction : Le Colonel, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

Lien Internet (consulté en mai 2019)

Des insurgés ont encerclé l'installation d'où un cordon ombilical monte dans le ciel depuis la station de pompage jusqu'à un aérostat qui vomit des sulfates dans l'atmosphère. Ils parviennent à empêcher le déclenchement des alarmes et à franchir les défenses. Le colonel s’interroge sur leur objectif, il sait que le problème avec les esprits des ruches, c’est que leurs plans sont trop vastes pour tenir dans un seul cerveau. Sans un renseignement qui lui est parvenu par hasard, la ruche aurait déjà atteint son but. Oe peut-être l’a-t-elle atteint et qu’il l’ignore, les ruches ont toujours dix longueurs d’avance. Dire que l’arrivée des aliens était censée faire oublier aux humains leurs querelles mesquines. Cela fait maintenant quatorze ans que les extraterrestres ont pris la Terre en photo. Du moins c’est ce que tout le monde suppose. (P.C.)

Le colonel en question est le père de Siri Keeton, le personnage central de Vision aveugle (2006). On retrouve le colonel dans Echopraxie (2014).

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction: Thirty-Second Annual Collection, ed. Gardner Dozois, juillet 2015

* Prix Locus 2015 : 12e place (meilleure novelette)

2014 Collateral (novelette, SF), anthologie Upgraded, ed Neil Clarke, septembre 2014

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Dans un futur assez proche, l’économie américaine s’est effondrée, des îles sont submergées, les réfugiés se multiplient sur la planète et la Chine est à l’affût pour accroître son influence.

La caporale Nandita Becker fait partie des quelques super-soldats, numériquement et génétiquement augmentés, de l’armée canadienne. On la rapatrie après une opération dont elle sent qu’elle a mal tourné. Elle bredouille qu’ils devaient être humains mais on lui apprend que les victimes étaient en train de pêcher. L’affaire fuite et met en difficulté l’armée et le gouvernement. Sous la pression d’un spécialiste de la communication de crise, Becker reçoit l’ordre d’accepter une interview par Amal Sabrie, journaliste indépendante célèbre pour sa défense des droits humains. L’une comme l’autre sont décidées à découvrir une vérité qui se cache sous des notions de libre arbitre [n’oublions pas qu’on est chez Peter Watts], d’éthique et de sens moral. (P.C.)

L’avis de FeydRautha

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction & Fantasy of the Year: Volume Nine, ed. Jonathan Strahan, mai 2015

Repris dans l'anthologie The Year’s Best Science Fiction & Fantasy: 2015 Edition, ed. Rich Horton, juin 2015

Repris dans Forever #13, février 2016

Repris dans Lightspeed, avril 2016

* Prix Locus 2015 : 21e place (meilleure novelette)

2017 ZeroS (novelette, univers Vision Aveugle), anthologie Infinity Wars, ed. Jonathan Strahan, septembre 2017

Traduction : ZeroS, traduit par Gilles Goullet, Bifrost 93, janvier 2019

Lien Internet (consulté en avril 2019)

Le soldat Kodjo Asante est tué lors d’une attaque. A son réveil, on lui fait une proposition : soit on débranche les câbles qui ont relancé son cerveau, soit il accepte un contrat de cinq ans comme combattant avant de reprendre une vie normale. La tâche paraît simple : grâce à une technologie révolutionnaire, il n’aura qu’à se comporter comme le passager de son véritable corps lors d’affrontements sérieux. Asante accepte le contrat, il fait désormais partie du Corps des Zombies. Malheureusement, il n’est pas au bout de très désagréables surprises (P.C.)

Repris dans Tor.com, octobre 2017

Repris dans l'anthologie The Best Science Fiction of the Year: Volume 3, ed. Neil Clarke, avril 2018

2017 Incorruptible (nouvelle, SF), web-anthologie Xprize Seat 14C, ed. Kathryn Kramer, 2017

Lien Internet (consulté en mai 2019)

Le point de départ de la nouvelle est le même que celui de toutes celles qui composent cette anthologie à l’initiative de la fondation Xprize associée à Japan Air Lines : le vol JAL ANA008 à destination de San Francisco est pris dans un vortex temporel et atterrit vingt ans dans le futur.

Quand on arrive à la convaincre qu'elle est en 2037, Malika Rydman est frappée par l'absence de tous les progrès qu'elle espérait. Ceux qui l'accueillent, George et Tami, confirment son pressentiment. La sélection naturelle n’a pas de vision à long terme. Entre un léger inconfort aujourd’hui et une catastrophe dans dix ans, la société choisit toujours la catastrophe. Le néocortex nous dit que nous sommes condamnés mais le tronc cérébral nous empêche d’y croire.

George et Tami lui annoncent qu’une solution a été trouvée, en s’inspirant de Mère Teresa, des travailleurs humanitaires et autres altruistes qui agissent moins par noblesse que par goût de cette souffrance et de cette pauvreté. Ils appellent ça le remède Teresa. Seulement tous les Américains ont maintenant une interface cerveau-ordinateur, des milliers de minuscules troncs cérébraux en silicium dans leur cerveau. Ce qui n’était au départ qu’une commodité pour se connecter à Internet est devenu une obligation, législation sécuritaire oblige. Malheureusement, cette poussière neurale est incompatible avec le remède Teresa. Malika, sans attache familiale et capable d’envisager calmement la perspective de changer la nature humaine est la candidate idéale pour tester cette technique. (P.C.)

2018 The Freeze-Frame Revolution (novella, univers Sunflower Cycle), publié en chapbook, juin 2018

Voir rubrique Chapbooks.

2018 Gut Feelings (SF), anthologie Toronto 2033, projet du magazine Spacing pour fêter son 50e aniiversaire, ed. Jim Munroe, décembre 2018

Lien Internet (consulté en juin 2019)

2018 Kindred (nouvelle, SF), anthologie Infinity’s End, ed. Jonathan Strahan, juillet 2018

"J’ai des sentiments indécis. La nouvelle est maligne, mais ça ne veut pas dire qu’elle est bonne, si tu vois ce que je veux dire. J’ai essayé de faire quelque chose de différent, de la jouer pleinement méta, mais j’imagine qu’on y perd si on ne sait pas que « Phil » est Philip Kindred Dick. J’ai tenté de rendre ça clair mais on m’a fait remarquer que ça consistait pour moi à être « un peu moins obscur »." (Peter Watts, Bifrost 93)

* Prix Locus 2019 : 14e place (meilleure nouvelle)

2019 Cyclopterus (nouvelle, SF) anthologie Mission Critical, ed. Jonathan Strahan, août 2019

"Watts’s story is terribly dark – but it’s Peter Watts, after all. Alistor Galik comes to an undersea research establishment with orders to determine if the formerly protected seafloor can be profitably mined. The pilot of his submarine resents this, and Galik asks why she doesn’t fight back. A disaster intervenes, some sort of underwater wave, and they are forced to try to navigate the submarine to safety. It’s clear that this is a future Earth already destroyed, and perhaps the only safe places are under the ocean – but even that safety is illusory. At any rate, Galik has his own plans.... [...]." (Rich Horton, Locus, octobre 2019)

L'avis d'Apophys (sur l'ensemble de l'anthologie, consulté en août 2019)

SÉLECTION D'ESSAIS

1997 Guest Editorial: On the Other Hand... Reluctant Praise , On Spec., printemps 1997

2001 Harry Potter and the Philosopher's Clone, On Spec., hiver 2001

2002 This Time It's Personal, The New York Review of Science Fiction, juillet 2002

2003 Margaret Atwood and the Hierarchy of Contempt, On Spec., été 2003

2004 On Film & SF: Choosing the Way of Pain: A Dialogue on Lord of the Rings (avec Steve Mohn), On Spec., printemps 2004

2013 Outtro: En Route to Dystopia with the angry Optimist, recueil Beyond the Rift, novembre 2013

Traduction : En Route vers la Dystopie avec l’Optimiste en Colère, traduit par Gilles Goullet, recueil Au-delà du Gouffre, novembre 2016

2016 Another Word: Burning Bridges, Clarkesworld #118, juillet 2016

Lien Internet (consulté en septembre 2019)

2019 Peter Watts Is an Angry Sentient Tumor, annoncé pour novembre 2019

LIENS INTERNET

Site personnel :

https://www.rifters.com/ (consulté en septembre 2019)

Encyclopedia of Science Fiction :

https://www.sf-encyclopedia.com/entry/watts_peter (consulté en septembre 2019)

Internet Speculative Fiction Data Base :

http://www.isfdb.org/cgi-bin/ea.cgi?6411 (consulté en septembre 2019)

Wikipedia :

https://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Watts_%28author%29 (consulté en septembre 2019)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Watts (consulté en septembre 2019)

NooSFere :

https://www.noosfere.org/livres/auteur.asp?numauteur=-839008301 (consulté en septembre 2019)

Quarante-Deux :

https://www.quarante-deux.org/exliibris/oeuvres/w/Peter_Watts/ (consulté en septembre 2019)